La Nouvelle-Calédonie (Carnet de Valentine en bas) (conclusion de François tout en bas)

 

Bienvenue à Stella chez Daphné Lepoutre et Francis Gebus

Je souhaite présenter mes excuses à toutes les personnes qui reçoivent mes réponses à leurs mails très en retard... Je n'assure pas... le temps passe trop vite et ce n'est pas comme en Asie, où nous avions Internet dans nos hôtels. ici, il faut se déplacer et trouver le moment qui gêne le moins toute la famille... Alors encore toutes mes excuses et à bientôt sur le net.

Nouméa et la Grande Terre :

Comme c'est bizarre de se retrouver en France après près de 4 mois de voyage... Tous les panneaux sont en français, nous négocions en français, tout devient plus facile...
En revanche, nous retrouvons des prix français, et même des francs (pacifiques il est vrai, mais les billets de 5000 cfp ressemblent fortement à nos anciens billets de 500 fcs, nostalgie, quand tu nous tiens...).

Notre première journée (enfin après-midi) passe rapidement, entre la location de voiture, l'installation dans notre F3, notre repas au Macdo, les courses chez Carrefour, où l'on a envie d'acheter plein de bouquins en français... bref, on se sent un peu comme chez nous...
Nous allons quand même voir la mer à la Baie des Citrons, mais ici, le jour se couche à 18h... Et nous devons rapidement regagner notre logement.

Le lendemain, Arrivée de Mutti, grand-mère maternelle des enfants. Comme l'arrivée est tôt le matin, et que l'aéroport est quand même à 45 minutes de Nouméa, seule Valentine est venue m'accompagner avec sa pancarte "Mme Vernier"...
Mutti est donc là, après 22 heures d'avion, une escale à Tokyo et 10 heures de décalage... Il va falloir lutter pour ne pas s'endormir avant le soir... Et aussi 30° d'écart en température... Il neige dans le Nord, alors qu'ici, il fait plus de 30°...

Après un petit déj, nous partons pour goûter la mer dans la Baie des Citrons. Elle n'est pas aussi chaude que prévue... On est devenu très difficile... Et Mutti se fait piquer par "on ne sait quoi" qui était caché dans le sable. Ca commence bien.

Après une bonne salade de riz et un plongeon dans la piscine, guère plus chaude, nous partons visiter un peu Nouméa. L'Anse Vata et son office du tourisme, mais aussi ses véliplanchistes. Puis nous partons vers Magenta pour payer nos billets d'avion pour l'Ile des Pins, et finissons au centre Jean Marie Tjibaou. Mais il est déja 16h45, alors que le centre ferme à 17h, nous reviendrons un autre jour...

Nous repartons donc pour le centre de Nouméa et sa célèbre Place des Cocotiers. Nous sommes dimanche après-midi, et tout est fermé... Où est l'animation ?
Afin que Mutti ne s'endorme pas, François part avec les deux grands en voiture pour leur faire faire leurs devoirs, alors que nous rentrons à pied. Une bonne balade de 1h15.
Ca n'empêche pas Mutti de dormir debout... Nous arriverons quand même à la tenir éveillée jusque 20h30...

Le lendemain, les enfants continuent leurs devoirs, alors que Mutti et moi partons pour "la logistique"... L'inscription pour une sortie au phare Amédée mercredi, le paiement des billets d'avion pour l'Ile des Pins, du change à la banque pour Mutti (Elle pensait qu'en Nouvelle-Calédonie, on pouvait payer en euros...) et l'organisation de notre petit périple dans la province Nord... Cela nous prend toute la matinée...

L'après-midi, comme il ne fait pas très beau, et que quasiment tout est fermé le lundi, nous nous dirigeons vers le musée de Nouvelle-Calédonie. Même si les abords du musée laissent à désirer (on dirait qu'on a vidé une poubelle à côté de l'entrée), nous trouvons les collections très interessantes, et apprécions de visiter des grandes cases traditionnelles. C'est une très bonne introduction à l'histoire et à la civilisation kanak.
Nous allons ensuite goûter sur Kuendu Beach, sur la presqu'île de Nouville. La plage abrite un bel hôtel, avec quelques bungalows sur pilotis.
En revanche, nous avons du mal à voir les vestiges du bagne, car les bâtiments ont tous été réabilités et sont devenus des bâtiments universitaires.

Le lendemain, nous nous réveillons sous la pluie... Cela faisait longtemps... La matinée sera donc très tranquille, entre devoirs, lecture et jeux, avant de manger le picnic qui était prévu...
Nous nous forçons ensuite à partir vers le centre culturel Jean-Marie Tjibaou, dont l'architecture est une synthèse réussie de la tradition mélanésienne et des techniques et des styles les plus contemporains. L'ambition du complexe est "identitaire" : retrouver, faire naître et faire connaître la culture kanak, traditionnelle et contemporaine, et servir de lieu d'échange des cultures océaniennes.

Il est interessant, mais les photos doivent être beaucoup plus jolies sous le soleil... Et les K-ways et les chaussures mouillées sont beaucoup moins agréables que les débardeurs et les tongs... En plus, les moustiques sont ici très virulents, sans doute à cause des lagons situés à côté...
Il fait tellement mauvais, que cela ressemble à la France, et que Mutti offre aux enfants une crêpe... Et oui, c'est mardi gras aujourd'hui... Avec 10 heures d'avance sur la France...

Nous apprenons le soir, que l'excursion au Phare Amédée a été annulée à cause du temps... Il nous faut revoir notre parcours dans le nord de Grande Terre...

Nous partons donc le lendemain matin tout de suite le long de la côte Ouest, en direction de Pouembout, sous la pluie... La côte "sous le vent" est le pays des grandes plaines, de la savane, des bosquets de niaoulis et de gaïacs. C'est la brousse, avec ses domaines d'élevage côté mer, ses mines côté montagne, quelques tribus dans les vallées et de grosses bourgades agricoles ou minières.
Premier arrêt sur la plage de Ouano, près de La Foa. Comme l'avait prévu François, la pluie s'arrête dès que l'on s'arrête... mais il ne nous avait pas dit qu'elle recommencerait 5 minutes après... Et il nous avait aussi caché que des centaines de moustiques se rueraient sur nous dès notre sortie de voiture... Si bien que le picnic a eu lieu en dessous des parapluies, et en faisant des grands gestes pour éloigner les moustiques... Superbe expérience, indescriptible, mais dans le mauvais sens...

Nous continuons toujours vers le Nord, et nous nous arrêtons au Fort Téremba, poste militaire, établi en 1871, qui servit de quartier général aux militaires français pendant la révolte d'Atai. En 1885, il fut transformé en colonie pénitentiaire, puis fermé en 1898. Ses ruines ont été restaurées en 1982, et la visite aurait été très agréable, sans cette satanée pluie...
Les cellules,avec leurs mannequins animés, ont plu aux enfants comme aux adultes (voir le film du camescope...)

Notre troisième arrêt aura pour but d'admirer la Roche percée, falaise spectaculaire, creusée de grottes et d'un tunnel percé par les flots. Elle se prolonge par le Bonhomme, énorme monolithe de quartz dur sculpté par les vagues et incliné sur son socle.

Nous admirons la vue du belvédère, avant de descendre vers la Baie des Tortues, jolie plage bordée de pins colonnaires. (Heureusement que nous avons un 4x4, car avec toute la pluie qui est tombée, la piste de terre est très glissante... A non, pas encore un problème avec un 4x4, on a déjà donné...)

Nous arrivons avec près d'une heure de retard à notre gîte, tenu par un couple de caldoches, éleveurs bovins, ou stockmen, c'est à dire propriétaires d'immenses ranches, de style australien, pratiquant l'élevage sur leurs terres, qu'ils parcourent à cheval. Il est situé à 13 kilomètres du plus proche village, dans les montagnes.
Le propriétaire ne nous attendait plus, mais nous accueille gentiment, avant de nous servir un repas typique : salade de chouchoute (genre de pomme de terre), roti de cerf avec bananes légumes cuites à la vapeur et clafoutis aux pommes, bananes et mangues... Délicieux...

Le lendemain, nous avons le bonheur de retrouver le soleil... Nous n'y croyions plus...
Nous repartons donc sous le soleil en prenant la transversale qui nous menera sur la côte est de l'île. Nous traversons de très beaux paysages de hautes collines couvertes de sapins, qui rappellent la Corrèze... Avant de déboucher sur la côte est, la côte "au vent" qui se montre plus fidèle aux clichés tropicaux (végétation abondante, fraîches cascades et lagon turquoise) que sa soeur occidentale. La population est à forte majorité kanak.


L'épicerie du bord de route

Nous arrivons donc à Hienghène, célèbre pour ses roches noires de Lindéraliques, juste pour déjeuner au seul snack qui existe là-bas. Pas beaucoup de choix... Après un bon steack de thon, nous nous dirigeons vers l'office du tourisme afin de valider notre choix de dormir dans une tribu... Une nuit chez l'habitant dans la tribu de Werap et une nuit au Club Med, voici notre programme pour les 2 prochaines nuits... Très différentes, mais très complémentaires...

Comme il a beaucoup plu, la mer n'est pas du tout attirante. En effet, les rivières sont en crue et se deversent dans la mer, elles rendent donc la couleur de l'eau marron. Vu le temps d'hier et la longueur de la route, nous avons envie de repos et décidons d'aller paresser quelques heures à la piscine du Club Med...

Nous nous dirigeons vers la tribu à 18h, chez Martial avec la coutume, c'est à dire : un morceau d'étoffe contenant un paquet de cigarettes et 500 fcs (environ 4€), nous nous installons dans la case traditionnelle au confort rudimentaire (c'est à dire des matelas posés sur le sol),

que nous partageons avec un couple de français, Virginie et Stéphane, très sympas, qui font également un tour du monde... Et savourons un repas typique kanak, composé de poulet et de divers légumes du coin, taro, chouchoute, igname... Tout en discutant de tour du monde...

Le lendemain, après avoir remercié Martial pour son accueil et avoir décidé de ne pas prendre de douche vu les conditions...,

nous partons vers le nord, afin de découvrir la cascade de Tao. Pour cela, il faut prendre le dernier bac de Nouvelle-Calédonie, qui permet de traverser l'estuaire de la Ouaïème. Il est gratuit et fonctionne 24h/24, même en cas de grêve générale comme c'est le cas en ce moment... La cascade de Tao est une belle cascade qui tombe de la montagne. Un sentier remonte le cours d'eau sur quelques centaines de mètres vers une baignade. c'est une ballade agréable, mais avec toute la pluie qui est tombée ces 2 derniers jours, le sentier est très glissant, et Mutti, avec ses espadrilles, aura beaucoup de mal à ne pas se retrouver les fesses par terre. La baignade dans l'eau douce est très agréable et rafraichissante, car après les 23° sous la pluie, nous avons retrouvé les 32° sous le soleil...

Après cette petite ballade et baignade, nous retournons vers Hienghène, et picniquons avec Virginie et Stéphane, au belvédère de Hienghène, d'où le panorama est magnifique. Nous avons vue sur les masses grises de "la poule couveuses" et le sphinx, qui montent la garde de chaque côté de la baie formée par l'embouchure commune des rivières Hienghène et Tanghène

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Tandis qu'ils repartent en direction de Nouméa, nous nous installons dans notre case traditionnelle du Club Med. Le confort est meilleur que dans la tribu, mais loin de ce qu'on peut espérer dans un Club Med...
Nous profitons de nouveau de la piscine, avant que les enfants décident de faire un mini-golf et que François s'essaie au practice de golf. On profite un max des activités gratuites... Ce n'est pas tous les jours qu'on va au club Med, c'est même la première fois...

Après les devoirs et un grand dilemne sur où allons nous manger ce soir... Il n'y a pas beaucoup de possibilités à Hienghène, et le buffet du Club med est hors de prix (3100 CFP, soit 25€ par adulte). Nous nous rabattons sur le bar du Club Med, qui propose des pizzas et des croque-monsieurs... Mais il est difficile de manger une pizza, alors que nous voyons nos voisins se délecter de leurs assiettes. En plus, c'est buffet italien ce soir... La vie est vraiment trop chère en Nouvelle-Calédonie pour les pauvres tourdumondistes que nous sommes...

Le lendemain, après un bon plongeon dans la mer pour Mutti, et dans la piscine pour tous les autres, nous nous mettons en route pour un long trajet, retourner à Nouméa. Il recommence à pleuvoir, et la pluie ne nous quittera pas jusqu'à Nouméa. Nous serons même obligés de picniquer sous un abribus à 3h de l'après-midi, n'ayant rien trouvé d'ouvert avant dans les petits villages que nous avons traversés.

La route n'est pas des plus agréables, notamment la traversée entre Kouaoua et La Foa. Il faut traverser des carrières, grimper sur une piste pour arriver dans les nuages, qui sont pires que le brouillard, et redescendre en faisant des virages, des virages et des virages... Personne n'a été malade, mais c'était moins une pour François... Nous sommes arrivés à 19h30 à Nouméa, alors que nous étions partis à 12h15 de Hienghène... Rude journée, notamment sur la fin, où nous roulions dans le noir. Ici les gens doublent sans aucune visibilité, et c'est assez effrayant...

C'est donc soulagés que nous sommes retournés à notre premier logement, le Marina Beach Hotel, où nous avons retrouvé, avec difficulté car une personne s'était trompée de clé, notre appartement avec vue sur la Baie des Citrons. Après les bagages restreints (nous avons le droit à 10 kilos par personne, 5 kilos pour les enfants dans l'avion qui nous emmène à l'Ile des Pins), et un passage à Internet, tout le monde tombe de sommeil.

L'Ile des Pins :

Après un vol de 25 minutes au dessus de la barrière de corail,

nous voilà arrivés sur la fameuse Ile des Pins. Un minibus est là pour nous emmener dans notre petit chez nous pour 5 nuits (3 pour Mutti). Après une rapide installation dans notre bungalow pour 6 personnes, avec kitchenette, mais sanitaires à l'extérieur, François enfourche un vélo pour aller faire quelques courses dans le village d'à côté. 10 kilomètres aller/retour, avec environ 15 kilos de nourriture au retour... Pendant ce temps là, le reste de la troupe découvre la plage, située à 100 mètres de notre bungalow. Et là, grosse déception, c'est une plage de galets, la mer est sale, la plage est surpeuplée... Bon d'accord, c'est tout le contraire!! Une vraie plage de carte postale, la plus belle qu'on ait vu jusqu'à présent selon François... Et on en a vu des belles, alors ce n'est pas peu dire...

Après une baignade, dans une eau un peu plus froide qu'on espérait, une bonne salade de riz (avec des tomates pelées, car des vraies tomates, ils n'en auront pas avant...), un bon café avec Virginie et Stéphane qui sont arrivés la veille, nous partons nous promener sur la plage de Kanuméra et faire le tour de la presqu'île de Kuto. D'abord sur le récif coralien, ensuite sur le sentier. On lui aura tout fait faire à la grand-mère... Mais elle suit, sans broncher, même si ses espadrilles ont pris l'eau, et qu'elle a dû passer à travers une grotte pour escalader jusqu'au sentier...

Le lendemain, nous partons faire l'excursion en pirogue dans la Baie d'Upi. Alors, de nouveau un réveil matinal, pour un départ à 7h45... Après un petit transfert en minibus, nous voilà à 11 dans une pirogue à voile rouge. Il fait très beau, l'eau est translucide, les rochers, genre pitons de la Baie d'Halong mais en beaucoup moins grands, sont magnifiques, bref la ballade de 2 heures a permis de faire de belles photos.

Après cette ballade reposante, il nous faut marcher 45 minutes dans la jungle pour aller jusqu'à "la piscine", qu'on atteint en suivant une rivière de sable à travers les cocotiers, les mangroves et les pins colonnaires. La piscine d'Oro est un bassin naturel taillé dans le corail, entouré de rochers et de pins. Ses eaux claires et transparentes abritent des myriades de poissons argentés. Des poissons, il y en a bien, mais des méduses à tentacule bleue aussi, et il paraît qu'elles font mal... Alors nous entrons dans l'eau à reculons, et nous scrutons la surface afin d'éviter d'en toucher une. Il faut savoir que leur tentacule peut mesurer jusqu'à 1 mètre...
Cela gâche un peu le plaisir, c'est dommage, car c'est un endroit vraiment indescriptible...


Les satanées méduses... Petites mais très douloureuses...

Après une baignade, et un peu de snokerling, nous partons en direction du restaurant. Et sur le chemin du retour, alors que nous faisions très attention, Valentine a été piquée par une méduse... Elle qui ne voulait déjà pas beaucoup se baigner...

Nous avons donc déjeuné au faré kanak Chez Régis, où nous avions commandé le plat typique, le Bougna de poulet : ragoût cuit au "four kanak", dans des feuilles de bananier, accompagné d'ignames et de taros (plante à tubercule comestible) et arrosé de lait de coco. Le four kanak est constitué des pierres chauffées que l'on place dans un grand trou et sur lesquelles est posé le bougna.
Le déjeuner, très bon, sera malheureusement gâché par une douleur au ventre de François qui nous a fait penser à une crise d'appendicite !!! cela s'est calmé par la suite, mais à engendré de grosses craintes. Virginie, Stephane, Mutti et Suzon sont repartis se baigner dans la piscine (cette fois, les méduses avaient disparues), tandis que nous sommes restés nous reposer pour nous remettre de nos émotions...

Retour au Bungalow vers 15h30. Suzon s'est endormie et François a décidé de l'accompagner... Tous les autres partent en direction de la plage de Kanuméra, toujours aussi jolie, avec son eau transparente, son rocher, ses pins colonnaires...
François nous rejoint pour le goûter, et nous partons ensuite faire les devoirs... Il faut avancer, car nous avons pris un peu de retard en Australie...

Mardi 7, nous avons décidé de louer une voiture, afin d'explorer l'île dans sa globalité. Elle mesure 18km de longueur sur 14km de largeur. Nous commençons par une visite des vestiges du bagne. Les cellules sont glauques, même si la végétation très abondante atténue quelque peu l'aspect sinistre...

Nous continuons par la Baie des Rouleaux, mais nous ne pouvons pas y accéder, car pour cela, il faut traverser une propriété privée, et ici, on ne badine pas avec les coutumes...
Nous rebroussons donc chemin, et nous dirigeons vers la Baie de la Corbeille. Très belle baie, avec ses petits ilots en face, eau plus chaude que dans la Baie de Kanuméra.

Nous partons ensuite picniquer dans la Baie de Ouameo, en dessous de l'hôtel le Kodjeue, dans lequel nous avons failli aller... La baignade est délicieuse, pas de méduses, des petits poissons partout...

Nous nous dirigeons vers la Baie de Gadji et la Baie des Crabes, célèbres pour avoir accueilli l'émission Koh Lanta l'année dernière.

Notre prochain arrêt a été La Grotte de la Reine Hortense. La reine Hortense y aurait trouvé refuge pendant plusieurs mois entre 1855 et 1856, alors que les tribus locales se livraient bataille. La grotte est entourée d'une forêt bien fraîche où poussent des fougères géantes. Elle est traversée par un petit ruisseau qui disparaît rapidement dans les profondeurs noires de la caverne que Victor et François sont allés explorer, torches à la main.

Nous sommes ensuite retournés à la piscine, afin de retrouver le bob de Victor qu'il avait oublié là-bas, et de profiter une nouvelle fois de cet endroit magique. Il y avait beaucoup moins de monde que la veille, ce qui s'explique, que les excursions sont toutes programmées le matin.
Nous avons donc quasiment la piscine pour nous tous seuls, sans méduses cette fois-çi, mais nous voyons passer quelques japonais qui arrivent avec palmes aux pieds de l'hôtel Le Méridien qui est installé à côté... Très amusant à voir.


François obligé de porter les enfants qui ont peur des méduses...

Avant de rentrer, nous nous arrêtons un instant dans la Baie de Saint-Maurice, où des rondins de bois ont été sculptés à la manière des totems. Le fond bleu de la mer et du ciel nous permettront de faire de belles photos, avant de rentrer rendre la voiture...

Mercredi 8 mars, dernier jour avec Mutti. Nous avons programmé une excursion en mer.
Le bateau vient donc nous chercher à 9h30 sur la plage, pour nous emmener sur l'atoll de Nokanhui. Nous sommes seuls dans le bateau... Une excursion rien que pour nous...
Après avoir vu des dauphins dans la mer, nous accostons sur l'atoll, une langue de sable blanc, qui se confond avec le mer. Baignade, snokerling à la recherche de raies léopards. Mais elles ne veulent pas se montrer...En revanche, les dauphins viennent jouer assez près de nous...


Nous apprendrons ensuite que c'est l'ilot où s'est déroulé la finale de Koh Lanta, les enfants sont tout excités.


François s'imaginant faire la finale de Koh Lanta...

Nous repartons ensuite, avec des cartes postales plein la tête, en direction de l'Iot Brosse. Il doit son nom, à sa forme. En effet, quand on le voit de loin, il ressemble à une brosse posée à l'envers, les pins colonnaires d'un côté et le paysage plat de l'autre.
Sur le chemin, j'aurai la chance de voir une raie nager dans l'eau de la barrière de corail.

Après un petit coup de cafard pour Val, qui se dit qu'elle rentrerait bien avec Mutti, nous nous baignons et admirons les poissons, pendant que notre capitaine nous prépare un bon petit repas. Au menu, langouste avec salade de papaye, poisson (bec-de-cane) et riz, salade de fruits et café, tout cela, sur une plage magnifique, sur laquelle nous sommes seuls...


Le paradis sur terre.

Mais il faut bien rentrer, afin que Mutti ne rate pas son avion... Alors après une bonne baignade, nous voilà de retour au gite Nataiwach, où après une bonne douche et des bagages vite faits, Mutti s'en va. Adieux émouvants, il reste six mois... et bon courage à Mutti qui part pour 25 minutes de vol vers Nouméa, 6 heures d'attente à l'aéroport, 22 heures d'avion et une escale à Osaka... Et de nouveau 10 heures de décallage dans l'autre sens... Ca va être difficile de rebosser après un changement comme celui-là...

Le reste de l'après-midi sera relax, entre lecture, devoirs et jeux...

Le lendemain, je pars avec Valentine pour faire une ballade à cheval. Je n'en avais pas particulièrement envie, mais il ne valait mieux pas laisser Valentine toute seule. Alors je me suis dévouée, et je ne l'ai pas regretté... Les chevaux étaient très sympas, la ballade dans la forêt et sur la plage très dépaysante, les galops très grisants... Bref Val est heureuse et nous le fait savoir.

Après un bon repas, c'est l'heure des devoirs puis nous partons goûter dans la Baie des Rouleaux. Une heure et demie de marche aller/retour, en bord de mer et dans la forêt. belle ballade, mais mes cuisses commencent à me faire souffrir.
Un dernier repas au restau du gîte (marinade de poisson offerte par Nicolas et blanc de vollaille forestier) et les bagages...

Puis c'est la dernière journée sur l'île des Pins. Alors nous profitons à fond de la superbe plage de Kanuméra. Baignade, lecture, promenade, jeux (construction d'une cabane par les enfants).
Et à 16h, départ pour l'aéroport. 20 minutes de vol et nous arrivons à Nouméa. Location d'une voiture afin d'aller chez Carrefour, nous ravitailler en bouquins...
Grosse migraine pour moi, trop de soleil certainement...

Dernière nuit à Nouméa avant de prendre le vol de 12h40 en direction de Sydney, où nous allons passer une dernière nuit avant de décoller pour Christchurch en Nouvelle-Zélande...

Dans la série Mutti fait...

Mutti fait de l'escalade en espadrilles

Mutti dans la piscine avec ses petites-filles

Mutti dans la mer en face du club med

Mutti en excursion dans la Baie d'Upi

Mutti joue à Robinson Crusoé avec ses petits-enfants

Mutti se croit dans sa baignoire

Mutti joue à la star italienne

Mutti essaie le snokerling

Mutti salive à l'idée de manger une langouste (la première de sa vie selon elle)

Mutti ne veut pas sortir de l'eau pour retourner en France

Mutti veut faire partie des indescriptibles



Carnet de Valentine

Dès qu'on est arrivé, je suis allée voir la librairie et cela m'a fait tout drôle de voir plein de magazines en français, et aussi d'entendre des gens parler en français...Ca faisait trop longtemps. c'est presque pareil qu'en France, je dis presque parce que par exemple les pubs, c'est les mêmes (comme les yaourts Gervais), sauf que les gens sont un peu "marrons", c'est normal, ici les Calédoniens sont souvent noirs, même si il y a aussi beaucoup de blancs.
Au premier hôtel, c'était la classe, on avait un bar, une grande terrasse et 2 télés. Mais le mieux, c'est que les télés étaient avec des chaînes Françaises: canal +. On a même vu "Ca cartoon" et surtout les jeux Olympiques d'hiver. Les Français sont nuls, sauf au biathlon et j'aime bien la luge! Mais ici y-a pas de neige, il fait aussi chaud qu'en Australie.

Le lendemain je suis allée accueillir Mutti avec maman à l'aéroport, on avait préparé des affiches "bienvenue Mutii", ça l'a surprise. Elle m'a même demandé si c'est parce qu'on avait peur de pas la reconnaître! On était content de retrouver quelqu'un qu'on aime bien, de pouvoir parler en Français. En plus elle nous a ramené plein de cadeaux offerts par la famille: parrains, marraines, tantes et grands parents. Trop cool, moi j'ai eu le DVD de Brice de Nice (par mon parrain), on s'est éclaté en le regardant, des magazines de chevaux par mamini et Tom et Marie , y-avait même un jeu d'ordi trop bien, et aussi des grands galops par Mutti, le DVD de Madagascar par Papou (on l'a pas encore vu!) et tata laeti nous a envoyé des petits jeux et des bons bonbons de France. Merci à tout le monde, c'était trop cool.

Mutti était toute contente de nous voir mais elle était fatiguée car elle a fait un long trajet et pour elle c'était la nuit le jour et le jour la nuit. Le premier jour, elle dormait sur place, trop drôle. On a visité le musée de Nouméa avec des tas de trucs qui viennent des tribus. On a pu voir des objets comme des masques, des gourdes, des colliers, de l'argent et aussi des cases. J'ai toujours pas bien compris pourquoi il y avait des tribus, des blancs et des noirs, des gens qui parlent Français mais qui habitent loin de la France. Papa m'a expliqué l'histoire des colonies, mais j'ai rien compris! Y-a une histoire de prisonniers, de Français qui se sont installés alors qu'il y avait déjà des Calédoniens pour que ça appartienne à la France, c'était y-a longtemps. Au centre Djibaou, il y a avait plein de peintures, de sculptures et de moustiques et dehors il y avait plein de cases différentes, dommage il pleuvait. Mais comme c'était le jour de Mardi gras, Mutti nous a offert des bonnes crèpes au chocolat. Miam!



Après on est parti faire un tour sur la grande Terre en 4x4. On s'est arrêté dans une sorte de mangroves, trop joli, mais trop de moustiques.

On a dû passer par des petits chemins, heureusement qu'on avait un 4x4. Le soir on a dormi chez un fermier qui avait une grande ferme. J'ai pas vu les chevaux parce qu'il les laissait en liberté dans sa propriété. On a mangé bizarrement: de la chouchoute (un peu comme des chous, mais en fille), du cerf (pas volant) avec des bananes frites, finalement c'était pas mal. Le lendemain soir on a dormi dans une tribu, en fait on a dormi dans une case.

On a dû donner des cadeaux au chef pour venir (un morceau d'étoffe, un paquet de cigarettes et des sous). Y-avait aussi Virginie et Stéphane qui dormaient dans la case, ils font aussi le tour du monde alors ils ont parlé tout le temps avec les parents. Devant la case, il y avaient des chevaux en liberté qui brouttaient et aussi un cerf attaché, mais il voulait pas que je le touche

Le soir j'ai mangé plein de poulet et pendant qu'on mangeait la famille de Martial (chez qui on dormait) regardait la télé, un film avec Louis de Funès, et ils rigolaient bien. J'aime bien Louis de Funès. Après on a dormi au club med. Une piscine trop bien, on a fait du golf, on a joué au baby-foot avec Victor (comme c'était payant on a piqué le cochonnet de la pétanque), on peut pas jouer avec papa, il est trop fort. Dans le parc il y avait des animaux en liberté: des cerfs, des paons et aussi des cochons (à un moment "Poupette" a failli se baigner dans la piscine, on se serait marré). Pas de balade à cheval possible parce qu'il fallait avoir plus de 12 ans. Comme si je savais pas monter. Il y avait presque personne.

Après on est allé sur l'île des pins. Un petit tour en avion, même pas le temps de décoller qu'on se posait déjà. On a même pas eu le temps de finir notre sucette!

La plage de notre hôtel était trop belle, comme sur les cartes postales!

La mer était pas super chaude, on s'est pas baigné beaucoup. En ce moment on joue beaucoup avec des animaux sur la plage, on invente des histoires de zoo et tout ça. C'est dur de faire des devoirs alors qu'on a la plage juste à côté. On a fait le tour de la plage à marée basse et on est passé sur les coraux plutôt que sur le sentier. Mutti, Suzon et Maman avaient du mal à suivre.

On voyait plein d'étoiles de mer (et même des bleues), des crabes et des poissons. A un moment on est retourné sur le sentier en passant par une petite grotte, dans ces cas là, c'est toujours moi qui doit faire "l'éclaireur", je me faufile partout. Le lendemain on a fait de la pirogue

et on a marché pour rejoindre la "piscine", c'est un lagon où il y a plein de poissons et où la mer est trop transparente.

Mais dès qu'on est arrivé, y-a un monsieur qui nous a prévenu qu'il y avait des méduses, je déteste. En plus, c'est des petites méduses, mais elles font mal. C'est un peu pour ça que j'ose plus trop me baigner depuis l'Australie. Pendant que les autres se baignaient, moi je pêchais, j'ai failli en avoir parce que je mettais des bigorneaux sur mon hameçon. Quand on est parti vers le restaurant, il fallait traverser l'eau et on faisait très attention, mais j'ai pas vu une méduse et ça brûle, ça pique et ça crame! Je me suis retrouvée avec une méduse enroulée sur le pied et avec Maman on osait pas la toucher pour l'enlever. Je m'en souviendrait toute ma vie. Après, plus question de marcher dans cette eau. Il paraît qu'il faut mettre du sable sur la brûlure. Mutti m'en mettait et c'est vrai que ça calme un peu. Heureusement, au bout de 30 minutes, je sentais plus rien. J'ai gardé la trace pendant 2 jours. Sale méduse. Pendant que les autres sont retournés se baigner, avec Victor on a fait la chasse aux crabes. Ici ils étaient trop étranges, un petit corps noir avec une petite pince noire et une grosse pince rouge! Quand on les coursait, ils rentraient dans un trou et sortaient par un autre, il y avaient des milliers de trous. On les attrapait avec nos pelles.

Le lendemain on a loué une voiture et on s'est promené sur plusieurs plages et aussi les ruines
de la prison. Quand on s'est arrêté pour le pic-nic, 2 ou 3 chiens sont venus nous embêter.

Le soir on est allé à la seule épicerie de l'île, c'est bizarre car il faut dire ce qu'on veut acheter et c'est la vendeuse qui l'améne. Y-avait beaucoup de trucs pour choisir.

Puis on a fait un tour en bateau sur une petite île où il n'y avait que du sable. C'est là qu'a eu lieu la finale de Koh lantâ l'an dernier quand ils sont sur les poteaux. Même le conducteur qu'on avait il travaillait pour le tournage et il nous a raconté des trucs sur Koh lantâ.

Puis on est allé sur l'ilôt brosse. C'est drôle comme île: d'un côté il y a des pins et de l'autre rien du tout, c'est pour ça qu'ils l'appellent l'îlot brosse.

On s'est baigné avec Mutti parce qu'après elle a dû repartir vers la France. En fait, moi j'aurais bien aimé l'accompagner. Mes copines, ma maison et la famille me manquent. C'était triste le départ de Mutti. On s'est même planté de bus pour la raccompagner. C'est pas grave Mutti, on arrive bientôt chez toi.

Le lendemain matin, le rêve! Ca faisait trop longtemps que j'attendais ça...une promenade à cheval, une promenade à cheval...Avec maman (et oui, elle sait monter. Pas terrible , mais quand même sans doute mieux que papa) on est allé faire une balade au nord de l'île avec un monsieur un peu "space". J'ai monté "Kim", un étalon barbe-arabe, marron avec une liste blanche. Maman montait "Primka", un étalon aussi, mais je l'ai pas vu beaucoup, elle était toujours derrière moi. Au début on est allé dans la forêt, il nous montrait tous les arbres et on a vu des gros crabes qui passaient sous les sabots. Après on est passé au bord de la mer et ensuite j'ai pu galopé dans la forêt. Le mien il voulait galoper tout le temps et c'était le plus rapide. Il partait un peu tout seul, mais c'était trop bien, il fallait juste éviter les branches...Sur un cheval ça va trop vite par rapport au poney. Le galop du cheval en suspension, ça fait moins mal que sur un poney. J'étais super loin devant et je me suis prise pour un jockey.
Trop, trop bien. Merci maman. Même si elle et moi on a eu mal aux fesses pendant une semaine, j'aimerais recommencer le plus vite possible. Peut-être en Nouvelle Zelande ou en Polynesie...



Après on est retourné à Noumea et en route pour la Nouvelle Zelande, en passant par Sydney. En 3 jours, on a pris 3 avions différents, record!

J'ai pas aimé:
- les méduses, sales bêtes!
- le départ de Mutti

J'ai aimé:
- attraper des gros crabes
- revoir Mutti
- avoir des cadeaux de France
- des plages de paradis

J'ai adoré:
- la balade à cheval !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ça vous étonne?


PS: mon appareil photo a rendu l'âme juste avant de quitter l'Australie. Pas moyen de le réparer. Les parents m'ont rien dit au début, mais ils voulaient en racheter un, sauf qu'en Nouvelle calédonie, c'était trop trop cher. Alors les photos qui sont dans mon carnet, je les ai piquées à maman (pour une fois que c'est pas l'inverse).




CONCLUSIONS DE FRANCOIS

Arriver en Nouvelle Calédonie après prés de 4mois de voyage, ça fait l'effet de revenir un peu en France. Pour le métropolitain qui passe 3 semaines aux Antilles, c'est confortable; pour nous, ce fût un vrai retour aux sources. C'est fou comme de petits riens font notre culture et notre réputation internationale. Notre premier contact avec un néo-Calédonien en est un exemple tonitruant. Il s'agit du loueur de voitures de chez Hertz, à l'aéroport. Après des négociations rapidement positives pour nous pour cause de désir non dissimulé d'accèlerer son départ en week-end, le Monsieur (charmant et souriant au possible, ce qui n'est pas là la qualité première reconnue chez nos concitoyens) nous a présenté son île avec un regard bien cocorico: c'est la plus belle île du monde, il y a plein de choses à faire mais...il faut se méfier des autres sur la route (et il n'a pas tort), tout est cher parce que le gouvernement ne fait rien d'autre qu'exploiter les sous-sols et il y a en Nouvelle Calédonie d'énormes différences de fortunes et ça fait parler...Bienvenu dans cette petite partie de la France. Pour cultiver nos lecteurs (car je ne me contente pas de calembours plus ou moins évolués), sachez que la NC, n'est ni un DOM, ni un TOM, mais un territoire en route pour l'indépendance...Quand? Difficile de vous dire, ma pauvre connaissance de la situation ajoutée à mon optimisme critique légendaire diraient: "quand il n'y aura plus de Nickel à extraire ou quand on lui aura trouvé un produit de substitution". Mais peut-être me trompe-je.

En tous cas, ça fait drôle de "re-découvrir" notre culture avec des yeux de touristes un peu déconnectés. Ce n'est pas tant de faire ses courses chez Carrefour ou d'entendre parler Français partout, mais les anciennes "colonies" (excusez-moi pour le raccourci) Françaises ne ressemblent en rien à leurs homologues Anglaises. Nous connaissions déjà un peu l'Afrique et aussi les Antilles, mais on retrouve en NC les mêmes observations: infra-structures moins élaborées, intérêts économiques grossièrement visibles et tout ce que je qualifierais de grandeur et décadence à la Française...Pour illustrer ce dernier propos, Nouméa propose un musée ethnologique d'une richesse incroyable avec des collections qui permettent de mieux comprendre la culture canaque. Mais les explications datent des années 70 comme l'éclairage (je parle de l'installation, mais aussi des ampoules), pas une seule pensée n'est accordée aux enfants pour leur permettre d'accèder plus facilement à l'intérêt du musée et comble de la grossierté Française aux yeux d'un Anglais, on aurait cru qu'un camion benne avait deversé son contenu à 10 mètres de l'entrée du musée le plus représentatif de l'île. Pour sûr, on a importé le savoir-faire Français! Mais il ne faut pas y voir que les désavatanges, les Français sont aussi moins coincés et je vous confirme que les canaques-caldoches et métro semblent bien mieux se tolérer que les Australiens avec leurs aborigènes. Au moins quand on fait une randonnée en NC, il n'y a pas de panneaux tous les 10 mètres indiquant que ça glisse, que c'est dangeureux...et les sentiers sont sinueux à souhait, très loin des boulevards en ligne droite des Australiens.

J'avoue avoir un peu insisté pour venir ici lors du choix des pays, je n'ai pas pesé très lourd dans l'établissement du parcours, mais je peux m'enorgueillir d'avoir choisi cette destination. A part quelques bidasses bien lotis et autres grands voyageurs, rares sont les Français qui se donnent la peine de venir jusqu'ici. Et au rythme où augmente le prix du baril, on n'en trouvera bientôt plus beaucoup qui auront les moyens de s'offrir une quinzaine. D'un côte c'est amusant d'entendre les néo-Calédoniens se plaindre du peu de trafic touristique (alors qu'ils se donnent peu de moyen pour réussir en réalité) et d'un autre en les écoutant bien, il ne faudrait pas que cette île devienne trop touristique. C'est une île merveilleuse aux plages et aux eaux magnifiques (mais pour ça les photos sont de meilleure composition que moi), toutes les personnalités maniant la plume ayant fait un séjour ici y sont allées de leur parabole paradisiaque, mais les néo-calédoniens ne veulent pas voir débarquer des hordes de touristes polluer leur athmosphère. Et je les comprend! Il fait bon vivre sur ces îles pour qui ne cherche que la douce contemplation de la mère nature. Mais, celui qui cherche à s'enrichir devra au moins être ingénieur en extraction de nickel, et encore.

La Nouvelle-Calédonie est peuplée de gens catalogués en 3 catégories, mais je ne referai pas l'histoire. A mes yeux, j'ai trouvé une population super gentille et accueillante. J'adore le fait que les gens se saluent tous sur les routes, ça me rappelle l'esprit village de mon enfance. Nous n'avons eu aucune difficulté dans nos échanges et rapports avec les néo-Calédoniens. Le côté cool des canaques (avec leur Dieu Bob) touche également tous les autres. C'est un peu la Jamaïque Française.

Nous étions venus pour voir des plages de rêves bordées de cocotiers et on a été servis. Il ne s'agit pas de la meilleure saison pourtant on a pu profiter de notre séjour. S'il fallait recommencer, on changerait le parcours mais on n'enléverait surtout pas la Nouvelle Calédonie de notre Tour du monde.

La famille a reçu un 6ème membre pendant cette quinzaine, courageuse Mutti qui a traversé le monde pour nous revoir. Ca a fait du bien de la voir. On a pu ouvrir les discussions, prendre des news de France et partager en "vrai" notre aventure. Belle maman s'est intégrée à la famille sans vague (mais il ne s'agit pas de nos premières vacances ensemble) et notre vie, nos activités et choix n'auraient pas été différents si elle n'avait pas été là. Bravo Mutti et merci. Merci aussi à tous ceux qui nous ont gâté depuis la France.

Voir "l'équipe du Dimanche", acheter "picsou magasine" ou le dernier "grand galop", nous a-t-il donné la nostalgie de la France? Un peu, mais pas au point de vouloir arrêter là notre aventure. En fait, j'ai pris note en Nouvelle Calédonie que je serai sans doute de retour en France un observateur un peu plus en recul sur notre culture et nos mentalités, pendant quelques jours au moins...Vive la France.