Le Cambodge (Carnet de Valentine en bas) (Conclusion de François tout en bas)

 

Bienvenue à la petite Jeanne Gamelin, notre premier bébé du tour du monde...

Petite semaine au Cambodge :

C'est en bateau que nous avons quitté le Vietnam, et c'est en bateau que nous rentrons au Cambodge... Pas le même bateau, car notre bateau du Vietnam n'avait pas l'autorisation d'entrer au Cambodge.

Premières impressions : les rives du Mekong au Cambodge sont les mêmes que celles au Vietnam... Ce sont les mêmes buffles, les mêmes pirogues, les mêmes maisons, bref nous ne voyons pas tout de suite la différence.

Le différence se fait sentir quand, à l'arrivée du bateau, nous prenons le minibus pour aller jusque Phnom Penh. En effet, comme au Vietnam, ils roulent comme des fous, mais à la différence près que au Cambodge, les routes sont complétement défoncées... Et nous sautons, sautons, sautons...

Nous atterissons dans le quartier très très routard de Phnom Penh, où nous trouvons une chambre pour 5 à 10$, la moins chère depuis le début du voyage. Mais qui dit quartier routard, dit souvent drogues, et dès que François ou moi-même sortons seuls dans la rue, on nous en propose de toutes sortes...(surtout François).

Nous avons décidé de ne passer qu'une seule journée à Phnom Penh avant de rejoindre Siem Reap et les ruines d'Angkor.
Cette journée nous a permis de visiter le Wat Phnom, à l'origine du nom de la ville,

le palais royal et la pagode d'argent et pour finir, le musée Tuol Sleng, célèbre dans l'histoire des Kmers rouges. Il me semblait important de visiter cet ancien lycée transformé en prison et centre de torture sous le régime de Pol Pot, afin de mieux comprendre l'histoire de ce pays.

Evidemment, nous ne sommes pas sortis indemnes de ce musée. Les enfants sont venus avec nous, mais ne sont pas rentrés dans toutes les pièces. C'aurait été trop traumatisant pour eux.
Ce qui est le plus dur à supporter, après les salles de classe transformées en geôles ou en salles de torture avec le lit en fer et divers instruments de torture, ce sont les photos d'une partie des personnes décédées dans cette prison. Il faut savoir que sur les 20 000 personnes qui sont passées dans cette prison, il y a eu seulement 7 survivants, des sculpteurs pouvant faire des statues de Pol Pot...

Nous avons acheté deux livres en français, un d'une petite fille de 5 ans à l'époque "En premier, ils ont tué mon père" et un d'un français emprisonné dans un camp de kmers rouges "Prisonnier des Kmers rouges". Cela nous sera bien utile pour appréhender ce pays.

La pauvreté est partout dans Phnom Penh et est difficile à vivre quand nous voyons des enfants avec des bébés nus accrochés à leur taille nous demandant une pièce, ou des hommes eclopés avec une ribambelle d'enfants à nourrir. Nous essayons de faire comprendre à nos enfants qu'il est vraiment indécent de laisser une partie de leur repas alors que les enfants d'ici n'ont pas toujours un repas par jour... Cette pauvreté et cette misère nous met mal à l'aise, nous les privilégiés et ici, encore plus qu'ailleurs, nous avons du mal à négocier les quelques centimes d'euros qu'ils nous demandent à chaque fois en plus du prix réel...

Nous quittons donc Phnom Penh pour Siem Reap, ou plutôt pour les ruines d'Angkor.
Comme la Baie d'Halong, les ruines d'Angkor sont un des lieux magiques du voyage, et je ne serai pas déçue du voyage. Je ne vous ferai pas la liste de tous les temples que nous avons visités, ce serait trop long, je vous montrerai juste quelques clichés, les autres seront dans les photos du Cambodge.
Nous avons acheté un pass de 3 jours, afin de pouvoir alterner ruines et piscine et de ne pas trop dégouter nos chers enfants, pour qui "un temple, ça va, des milliers de temples, bonjour les dégâts...". Notre tuk-tuk driver, Sarun, nous conduisait donc toute la journée entre les temples, les singes habitant dans l'enceinte des ruines et l'hôtel où une belle piscine nous attendait.

Tous les temples m'ont touchés d'une manière ou d'une autre. Il y a bien sûr le majestueux Angkor Vat,

et ses escaliers infernaux...

Le Bayon, au coeur de la cité fortifiée d'Angkor Thom, avec les 216 visages d'Avalokiteshvara au sourire glacial

Ou encore le Ta Prohm, monument d'Angkor dégageant le plus de charme, car encore abandonné à la jungle...

Et partout présents, les bonzes dans leur sari orange... accordant beaucoup de sourires aux enfants.

Les enfants ont bien aimé les visites, même si au bout du deuxième jour, ils trouvaient qu'on avaient déjà fait suffisament de temples et que c'était mieux de rester à la piscine...

A savoir que Nicolas Hulot était présent à Angkor pendant notre séjour pour préparer un prochain Ushuaia, à voir sur vos écrans prochainement. A ne pas louper comme d'habitude pour ceux qui aiment les grands espaces...

Le dernier soir, Sarun, nous a proposé d'aller faire un diner spectacle Aspara, sans quoi, nous ne connaitrions pas toute la culture du Cambodge. Comme cela ne tentait pas trop les deux membres masculins de la famille, nous sommes parties à trois gonzesses pour nous régaler du buffet et des danses cambodgiennes. Assises toutes les trois par terre devant (notre table étant un peu trop éloignée de la scène à mon goût), nous avons toutes les trois bien appréciées le spectacle offert (nous avons même fait quelques petits films pour ceux qui sont interessés)

Nous sommes donc repartis le lendemain par la route vers la Thailande, en fait, il faudrait plutôt dire par une piste de 300kms...Après un passage à pied un peu difficile à la frontière à Poipet, et une attente de 2 heures assis sur un trottoir, nous sommes repartis pour 3 heures de minibus, une heure de ferry et une demi-heure de minibus, pour arriver à 20h30 (pour un départ à 6h30, soient 14h de transport) à Coral Resort à Koh Chang, où nous avions passé notre première semaine. Et oui, passer Noël les pieds dans l'eau nous a semblé une bonne idée...

Et là, première déception, nous arrivons dans une tempête de vent, quelques tuiles de notre bungalow se détachent ; nous devons garder les polaires et trouver un restau ouvert (nous ne trouverons qu'un restau végétarien hors de prix..., mais des spagghettis au gruyère rapé, les enfants en rêvaient et ils ont apprécié...).
Le lendemain, le vent n'est pas tombé, et nous allons néanmoins sur la plage avec les gilets et les pantalons, on se croirait à Hardelot, mais avec un paysage des caraibes... Nous en profitons donc pour laisser les enfants au bungalow avec des devoirs et des jeux, afin de faire des courses pour le père Noël... Les enfants ne comprendraient pas que le père Noël ne les ait pas retrouvés...Et ce ne fut pas chose facile, car à part des tee-shirts et des tongs, on ne trouve pas grand chose (d'ailleurs, entre autres, Val a reçu des tongs et Victor un tee-shirt...)

Le lendemain, nous nous sommes réveillés avec appréhension et quelle ne fut pas notre joie lorsque nous avons vu qu'il n'y avait plus un souffle de vent, et que le soleil était au rendez-vous... Nous avons donc profité toute la journée de la plage, de la mer (un peu fraîche par rapport à ce que nous avions connu) mais un peu moins de la piscine, trop froide.

Le 24 décembre, nous avons loué une voiture

pour aller voir l'autre côté de l'île (un de mes regrets lors de notre première venue) et nous avons vu une cascade, mais qui ne méritait pas les 8 euros demandés à l'entrée et nous sommes allés jusqu'au bout de la route, qui s'arrête dans un village de pêcheurs qui ne ressemble en rien à celui de l'autre côté de l'île, bien plus touristique.

N'ayant pas trouvé de plage pour nous arrêter, nous sommes repartis vers l'ouest pour visiter White Sand Beach, la plage la plus touristique de l'île. Nous sommes bien contents de ne pas avoir choisi cette plage, avec du monde comme sur la côte d'azur au mois d'août, et des bars sur la plage tous les 10 mètres. Une horreur que nous avons fui aussitôt. Elle est quand même bien notre plage de Kai Bae...

Le 24 au soir, les trois filles se sont bien habillées pour aller dîner... Nous avons sorti les tenues chinoises (faites au Vietnam...)

Le 25 décembre, bonne fête papa Noël... Les enfants ont découvert leurs petits cadeaux. Ils ne s'y attendaient pas, car nous les avions prévenus que comme nous ne savions pas où nous serions pour Noël, nous avons demandé au père Noël de tout envoyer à Bangkok... Au fait, Victor croit encore au père Noël, peut-être est-ce la dernière année...

Ensuite, nous avons loué deux kayaks, afin d'aller pique-niquer sur une île déserte, mais nous étions loin d'être les seuls à avoir eu cette idée... Enfin ce fut quand même agréable... Victor a êtrenné un de ses cadeaux, un ligne de pêche et quelle ne fut pas notre surprise, quand il a attrappé un poisson lors de son premier essai... La chance du débutant, car après plus aucun poisson ne s'approchait de l'hameçon... Il était fier comme un pou...

Pour continuer la journée, les parents se sont offerts un massage à l'huile d'une heure, devant la mer, avec le bruit des vagues (et de la discussion en thai des masseuses) comme bruit de fond... Un regal.

Nous sommes allés manger le soir dans notre restau attitré, où nous avons assisté à un numéro de feu et un spectacle de danses thais.

La journée du 26 (jour de ma fête pour tous ceux qui ont oublié de me la fêter, c'est à dire tout le monde...) a été consacrée au transport pour rentrer sur Bangkok (taxi collectif, ferrry, taxi collectif, bus, tuk-tuk et sky train) et à l'achat de "vrais cadeaux" pour les enfants...

Le 27 a été consacré à aller rechercher nos affaires chez Eliane (2 sacs à dos et une valise, ainsi que 2 colis, merci Mutti pour les Harry Potter et merci Fanou pour sa filleule), à faire le tri de ce que nous gardions et de ce que nous renvoyions en France et d'envoyer une valise de 23 kilos en France... bref, quand même un peu de temps pour se baigner et lire le guide sur Bali...

Le 28, nous quittons l'hôtel The Atlanta que nous aimons tant pour l'aéroport, direction Hong-Kong.

A Hong-Kong (où il fait 17°...alors que nous sommes arrivés en short, car il faisait 31° à Bangkok...), après avoir dénîché une chambre plus que pourrie à 40 euros... nous avons juste eu le temps de nous promener un peu dans la ville, dans un centre commercial, afin de trouver un nouvel appareil photo, le mien bloquant de plus en plus...et de manger au macdo afin de compléter le bonus macdo... J'aurais bien aimé découvrir un peu plus cette ville exaltante...

Dès le lendemain matin, retour à l'aéroport, direction Bali...

 

Carnet de Valentine :

Au Cambodge, on a surtout vu des ruines, des ruines et encore des ruines. Certaines étaient un peu différentes: plus ou moins cassées, avec des arbres et de la végétation, avec des bassins...mais c'étaient toujours des ruines. Ce qui était cool c'est qu'on avait un tuk-tuk toute la journée pour nous enmener d'une ruine à l'autre. On a eu notre dose de tuk-tuk. Une fois même on a fait 3 heures de tuk-tuk pour aller à un temple plus éloigné, et il était pas si différent des autres...Au retour pour passer le temps, on a compté les véhicules qu'on doublait ou qu'on croisait. Au début moi je comptais les mobylettes, Victor les vélos et Suzon les tuk-tuk. Finalement comme ça durait trop longtemps, Suzon a abandonné et moi je me suis mise avec Victor pour compter les vélos et Papa comptait les mobylettes. Au début avec Victor on gagnait facile (surtout grâce aux écoliers) et puis quand on s'est rapproché de la ville papa nous a rattrapé et même doublé...il nous a baby-cassé ! On avait aussi de la chance d'être dans un hôtel sympa avec une piscine et du coup, on pouvait se rafraîchir quand on rentrait des temples. Il y avait TV5 à la télé et avec Maman, on a regardé la Boum 1 et 2 (Maman adore ces films et surtout le 2, d'habitude elle ne regarde quasiment jamais la télé, elle m'a dit qu'il fallait que je vois "Top Gun"...).







Dans ce pays, les gens ont l'air très gentils, mais beaucoup sont très pauvres et on a vu des enfants mendier dans la rue. Nous on arrive avec nos gros sacs et nos valises et eux ils ont juste un tapis pour dormir dehors, c'est pas juste. Avec Victor on donne des petits cadeaux (surtout les cadeaux Mac Do) aux enfants qui mendient, ils sont tout etonné. Prés des temples, il y a plein d'enfants qui essaient de vendre des trucs plus ou moins intéressants, on a pas acheté à chaque fois, mais au moins on discutait avec eux. Plusieurs nous ont dit qu'ils préféreraient être à l'école plutôt qu'à vendre ces choses. A la frontière de la Thaïlande, c'était plus triste encore car ils étaient au bord de la route et ils n'avaient rien à vendre et ils étaient très sales. C'est injuste.



Après on est retourné à Coral resort, à Koh Chang, notre psicine préférée depuis le début, pour passer Noël à un endroit cool. On a retrouvé la plage et la piscine, mais l'eau était vachement plus froide, mais pas mal quand même. "Le père Noël de Koh Chang" nous a amené des cadeaux:des bonbons, des tongs, un bracelet et un petit éléphant pour moi. Sympa.
Un soir, en revenant d'internet avec Maman on a été attaqué par des chiens avec lesquels on jouent pourtant à l'heure du midi. On a eu une belle frousse!



Quand on est retourné à Bangkok, "le père Noël de Bangkok" a lui aussi était très cool avec nous. Moi j'ai eu un jeu d'ordi, un jeu de Uno et le jeu Madagascar par ma game. Victor a eu un jeu d'ordi également et le jeu "version vert feuille" pour sa game. Cool. Suzon a eu des petits jouets qu'elle a dispersé partout dans la chambre. Merci le père Noël de Bangkok. Merci aussi à Fanou qui m'a envoyé des cadeaux rien que pour moi depuis la France. Et merci à Mutti qui nous a envoyé des Harry Potter, le 5ème fait plus de mille pages et j'ai un peu de mal a commencer...

Je remercie mes copines qui m'envoient des mails et dès fois j'aimerais être avec elles pour jouer, pour parler...je suis un peu déçue de ne pas faire le théâtre, les sorties de classes et le spectacle de fin d'année sur le cirque. Mais on se reverra l'année prochaine. Vous pouver m'envoyer autant de mails que vous voulez pour me raconter tout ce que vous voulez, j'adore! De temps en temps, je vais sur le site de l'écurie St Eleuthère pour voir mes poneys préférés et surtout Moustique. Il me manque. Merci à Appoline de me donner des nouvelles, même si je suis un peu envieuse. Et félicitations à Valérie pour son bébé Clément.


Bilan de Valentine :
J'ai aimé :
* faire du tuk-tuk à Angkor
* que le père Noël nous retrouve au bout du monde...
* les cadeaux de ma marraine et de mutti
* l'air étonné de Mamini quand je l'ai appelé pour son anniv'
* faire de la pêche avec Victor
* les singes dans les ruines
* on a créer un bonus spécial animaux avec maman comme ça je peux mettre tous les animaux que je vois.

Je n'ai pas aimé :
* voir des enfants pauvres, c'est triste.
* l'hôtel de Honh Kong
* rater le repas de noël de l'école


 

CONCLUSION:

Pour les jeunes gens de notre bienheureuse génération qui n'a jamais souffert directement des affres de la guerre, le Cambodge est surtout connu pour ses temples et pour ceux qui suivent un peu l'actualité aussi pour ses mines. En s'intéressant de plus près à l'histoire de ce pays, on se rend compte à quel point ces gens ont souffert.Et peut-être même d'avantage que leurs voisins vietnamiens puisque le mal est venu de l'intérieur. Contrairement aux désirs de Stéphanie, je ne referai pas l'histoire de ce pays, je laisse aux curieux le soin de s'informer par eux-mêmes. Mais l'ambiance de ce pays, très particulière, n'est compréhensible qu'en sachant qu'un génocide perpetré par les Kmers rouges (à savoir une partie de la population rurale Cambodgienne ayant trop souffert des bombardements américains contre la piste Ho Chi Minh) a réduit la population de 25%. Les plus grandes villes ont été vidées, des millions de personnes tuées et/ou torturées, la majeure partie de la population devait travailler dans les rizières et beaucoup de familles ont été séparées (sans compter tous ceux qui ont fuit le pays, les célèbres "boat people"). Et ces faits ont eut lieu au milieu des années 70 pour prendre "définitivement" fin en 98 quand Pol Pot est mort. Tout est à reconstruire: économie, infrastuctures, équilibre moral et tant d'autres choses...Ce pays est pauvre, les mendiants y sont nombreux comme l'a dit Stéphanie. Et c'est aussi le pays qui compte le plus grand nombre d'unijambistes. C'est donc un Cambodge en pleine re-construction que nous avons vu, la monarchie-démocratie reste fragile et de nombreux Kmers rouges circulent encore librement aux grands damns des victimes qui attendent toujours que le génocide soit internationalement reconnu.

Dans notre périple, il s'agit certainement d'un des pays les plus "routards". Nous pouvons rassurer les grands-mères, les enfants n'ont pas couru dans les champs de mines et n'ont pas traîné dans les bars de Pnom Penh tard le soir. Je le dis sur un ton léger, mais la beauté des sites d'Angkor et la gentillesse des gens que nous avons cotoyé ne m'ont jamais fait oublier que sur les bords de notre route nous avons vu à plusieurs reprises des démineurs à l'action, alors que 500 mètres plus loin des enfants jouaient ou travaillaient dans les rizières. Tout ça fait froid dans le dos et l'empathie a évidemment ses limites dans ces circonstances. De nombreuses fois je me suis demandé ce qu'éprouvaient les gens qu'on croisaient, quel était leur rôle il y a 15 ans. Pour les personnes de mon âge qui avaient 7 ou 8 ans lors de l'invasion de Phnom Penh, comment ont ils vécu cela, comment ont-ils survécu? Sans nul doute, c'est un pays qui marque. Cela renforce d'une part notre statut de privilégiés à plus d'un titre, mais cela renforce également l'idée motrice de notre aventure: on ne sait pas de quoi l'avenir sera fait.

Je ne regrette pas notre passage au Cambodge, au contraire, nous y avons ,tous, plus appris que nous ne le pensions. L'école de la vie, grandeur nature. Nous avons tous grandi.
Par exemple, j'enrageais de voir que la France (via le ministère du culture) financait de nombreuses restaurations de ruines à Angkor. Et pendant ce temps il ya des gens qui ont faim en France, et pendant ce temps, il y a des mômes dans la rue au Cambodge qui mendient ou qui vendent des bricoles (alors qu'ils préféreraient aller à l'école), alors les ruines, elles peuvent attendre !!! Mais penser comme ça, c'et penser comme Pol Pot au final, OUTCH...Les temples d'Angkor font venir des milliers de touristes avec des devises, il s'agit de l'attraction essentielle du pays, elles permettent au pays d'être connu aux yeux du monde, alors s'il faut investir quelque part, c'est bien là, mea culpa.

C'est aussi étonnant de penser que nos parents n'imaginaient pas des vacances possibles de leur vivant au Cambodge. Mais on vous confirme, on peut y aller, et ça vaut le coup. Peut-être que dans 20 ans nos enfants nous annoncerons qu'ils partent visiter l'Israël et la Palestine avec gourdes et sacs à dos en nous affirmant qu'il n'y plus aucun soucis à se faire...je l'espère de tout coeur.

Nous sommes partis pour vivre des expériences comme celle-là. Et pour le coup, nous sommes à des lieux de nos quotidiens, à des années lumières de la course au jouet d'avant Noël. J'ai quand même 2 petites pensées émues: la première pour les courageuses qui travaillent dur dans les boutiques du leader mondial du pap féminin et la seconde pour les vieux courageux qui essaient de jouer leur meilleur football par -10° sur un terrain Nordiste un Dimanche à 8h30 du matin. Bon courage à vous !!! Toutes mes pensées vous accompagnent...