| Le Brésil (Carnet de Valentine en bas) (Conclusion de François tout en bas) |
|
Nous commençons notre périple au Brésil, par une nuit dans le bus. Et nous nous rendons vite compte que les bus argentins vont nous manquer... Déjà, ils sont beaucoup moins chers que les bus brésiliens. Deuxièmement, ils ne nous donnent à manger que quelques paquets de chips et autres cochonneries, alors qu'en Argentine, nous avions le petit plateau avec entrée, plat chaud et dessert... Bon point cependant pour le Brésil, pas de télé à fond !!!
Nous arrivons donc à Curitiba à 6h du mat, frigorifiés, car il fait ici 6°... Nous prenons le taxi et nous nous faisons engueulés, car la gare ferrovière est juste en face de la gare routière... Je ne devais pas avoir mes lunettes quand j'ai lu le guide... Le taxi fait quand même le tour de la place et nous dépose en face, gratuitement...
En revanche, il faut attendre dehors, dans le froid glacial, que la gare ouvre à 7h. Dès qu'elle est ouverte, nous nous engouffrons et nous offrons un petit déjeuner bien chaud...
 Nous avons voulu prendre le petit train panoramique qui nous emmène de Curitiba jusqu'à la côte. Comme je le pensais, nous sommes tous très fatigués, et somnolons dans le train. Nous ne profiterons donc pas à fond du petit voyage (3h quand même, à essayer de se réchauffer...).
C'est quand même magnifique, ce petit train traverse le splendide massif montagneux de la Serra do Mar puis la forêt atlantique. Tout au long d'un trajet de 110km, le train traverse 13 tunnels creusés dans la roche et 67 viaducs qui enjambent abîmes et rivières torrentueuses. Le panorama fait alterner canyons sublimes, plaines luxuriantes et aperçus sur la mer qui se confond avec le ciel.

 Comme nous ne sommes pas à la haute saison, le train ne s'arrête pas à Paranagua, mais à Morretes, petit village très sympathique. Malheureusement, avec tous nos sacs, nous nous dépêchons (enfin, comme on peut) de rejoindre la station de bus pour nous rendre jusqu'à Paranagua. Petit bus local, rempli à ras bord et personne pour nous aider à essayer de faire rentrer tous les sacs, ou nous laisser une place pour Suzon et moi... Bienvenue au Brésil. Fini la courtoisie asiatique, ou même argentine...
Arrivés à 13h15 à Paranagua, nous nous dirigeons au pas de course pour essayer de prendre le bateau de 13h30, comme nous l'avait conseillé, à Morretes, une anglaise rencontrée à la gare de bus. Nous arrivons dégoulinant (et oui, il fait très chaud ici...) au port pour nous apercevoir que les horaires des bateaux ont changé la veille et que le prochain part à 15h30. Nous nous sommes vraiment cassés le dos pour rien... Nous déposons les bagages à la consigne pour pouvoir manger tranquillement et faire un petit tour dans cette jolie ville. Cette ville coloniale au charme certain s'orne d'un quartier ancien à l'atmosphère tropicale surannée, au bord de la baie (bon d'accord, cette phrase, je l'ai piquée dans le guide, mais je la trouvais sympa...).

 Nous prenons donc un petit bateau pour rejoindre Ilha do Mel, que nous atteindrons 2h plus tard. En discutant sur le bateau avec des iliennes (enfin, je parle en espagnol, elles en portuguais et j'essaie de comprendre), elles me conseillent une pousada (équivalent des guesthouses asiatiques) dont la propriétaire est avec nous sur le bateau. En sortant du bateau, un homme avec une carriole (tirée ou poussée par lui, ils ne connaissent pas les chevaux comme à Gili Air...) nous emmène donc chez Arriete, à la Pousada Recanto Tropical. Nous négocions deux chambres à 60 reals (environ 23€) petit déjeuner compris. Et nous enfilons nos polaires, car autant il fait chaud au soleil, autant dès que celui-ci se couche, il fait très froid. Nous sommes en très basse saison pour eux...
Nos deux jours passés sur l'île nous auront permis de nous reposer de ce jour fatiguant de trajet. Nous avons profité des belles plages, calmes ou face à l'océan pour le surf, avons construit zoo et villes pour voitures,


 avons visité le phare construit par les portuguais au coucher du soleil,


avons fait des devoirs et avons marché beaucoup car comme l'île est classée Réserve naturelle, les voitures sont interdites.


On bon petit moment qui a été gaché car la moitiée des Indecriptibles sont malades (il fait vraiment trop froid ici...). Un gros rhume qui s'est cependant transformé en infection de l'oeil chez Suzon. Elle nous en fait voir depuis notre arrivée en Amérique du Sud. Que nous reserve-t-elle pour la suite. Je vous mets la photo, mais ne vous affolez pas, tout est revenu à la normale, et elle ne ressemble plus à un troll... 
Le 6 mai, nous reprenons donc notre route, avec du bateau, puis du bus local, puis du bus métropolitain pour rejoindre Curitiba et nous enchaînons le soir avec un bus de nuit en direction de Rio. Départ à 13h de l'île, arrivée à 8h à Rio, le lendemain matin. Les enfants sont vraiment devenus très patients et ne réagissent même plus quand nous annonçons que nous allons dormir dans le bus...
Nous arrivons donc le 7 mai à Rio avec beaucoup d'appréhension, avec tout ce qu'on dit sur cette ville si dangereuse... Pour l'instant, j'ai trouvé les brésiliens très sympas avec nous, à nous aider volontiers, notamment cette dame à Curitiba qui a fait le tour de la gare routière de Curitiba avec moi pour m'aider à trouver un billet pour Rio et qui m'a embrassé chaleureusement après comme si je faisais partie de la famille...
Nous nous dirigeons donc vers "Chez Mireille", une française installée à Rio depuis 1969... Nous avions envie d'être dans un endroit de confiance (pas une auberge de jeunesse) et même si nous avons dû nous serrer à 5 dans une chambre de 3 car trop cher pour nous de prendre 2 chambres, nous ne l'avons pas regretté. Petit déjeuner et internet gratuit (les enfants s'en sont donnés à coeur joie, entre les sites de chevaux, de Harry Potter, de Diddls ou autres Pokémon...). Mais surtout Mireille nous a beaucoup aidé avec ses conseils, où manger, comment aller à tel endroit... Elle nous a même prété sa machine à laver, les laundrys étant hors de prix au Brésil. Et puis nous avons beaucoup utilisé son salon-salle à manger pour faire travailler les enfants, regarder la télé et papoter. Mireille, en plus de ses chambres d'hôtes, fait des bijoux qu'elle vend à la Feria Hippie d'Ipanema tous les dimanches. Donc pour les amateurs, http://ww.riosoleil.com/logementrio ou mireilleleiba@hotmail.com
Ce jour là, étant un dimanche, après avoir été sur la plage de Copacabana (pas terrible quand il ne fait pas beau, les strings ne sont pas de sortie, François est très déçu... en revanche, plein de beaux surfeurs...)



et avoir mangé au MacDo pour changer, nous sommes allés à cette Féria. Nous aurions voulu acheter beaucoup de souvenirs, mais la valise et le porte-monnaie ne sont pas trop d'accord. Donc belle balade et après quelques petits achats quand même, nous sommes allés voir la plage d'Ipanema, selon les guides, plus chic que celle de Copacabana. Nous n'avons pas vu beaucoup de différence, mais il est vrai que le temps ne donne pas très envie de profiter de la plage et encore moins de la mer... Nous sommes rentrés à pieds et avons vu de loin une favela.

Nous ne nous en sommes pas rapprochés, car c'est quand même là que ça craint le plus... Il faut savoir que chaque quartier (même les plus chics) ont leur favela. Cela choque beaucoup François de voir que les riches (ou les classes moyennes) vivent derrière des grilles. Moi, j'ai déjà connu ça en Colombie et au Costa Rica. Il y a une telle différence de revenus entre les catégories sociales élevées et les pauvres, que les riches se cloîtrent chez eux. En revanche, même le soir pour aller manger, nous ne nous sommes jamais sentis en danger. D'accord, je me promenais sans mon mini-moi et sans mon appareil photo, mais quand même. Le lendemain, après la phase devoirs, nous sommes partis explorer le Pao de Açucar. Nous avons donc pris le bus, avec des collegiens, en direction du Pain de Sucre. C'est évidemment la promenade indispensable, car elle représente vraiment l'image même de Rio. D'une hauteur de 395 mètres, le Pain de Sucre est situé à l'entrée de la Baie de Guanabara. On atteint son sommet par deux téléphériques. Nous avons fait une petite halte au premier arrêt, le Morro de Urca, afin de manger (des pasteis, pâtisseries salées et notamment des pao de queijo, genre de petits pains de fromage) et de voir les hélicoptères décoller (trop cher pour nous...)
Nous avons également vu les habitants des lieux, de petits singes très sympathiques...

 Du haut du Pao de Açucar, on découvre Rio et sa Baie nous entourant de toutes parts, avec l'étrange sentiment d'être au milieu de la ville. Nous avons fait une petite balade sur un sentier au milieu de la jungle qui entoure le Pao de Açucar. Très sympa.


 Au retour, nous avons pris le taxi pour aller jusqu'à Maracana, l'un des temples du footbal mondial, et étape obligée pour François (un petit avant goût du championnat du monde 2006). Conçu pour accueillir 166 000 spectateurs, ses proportions gigantesques de 1 956 000 m² impressionnent. Malheureusement, les travaux en cours pour les Jeux Panaméricains de 2007 qui auront lieu à Rio, gâchent un peu la visite. Néanmoins, nous sommes allés visiter les vestiaires, qui nous rien à envier à ceux de la piscine de Mouscron... et sommes grimpés au 6ème étage afin d'avoir la meilleure vue...

Et oui, c'est mon mari qui se prend pour le Christ de maracana...


 
ça, c'est mon autre petit homme fier comme un pou avec son maillot de Ronaldinho...
Retour en métro et petite difficulté pour rentrer chez nous... Où est mon sens de l'orientation ?
Le soir, comme la veille, nous allons manger dans un "comer a kilo". On se sert soi-même au buffet, puis on pèse l'assiette. On ne paie donc que ce qu'on veut manger et chacun choisit ce qui lui plaît... Les enfants ont surtout apprécié le buffet des desserts...
Le lendemain, après une matinée de relache (on en a besoin de temps en temps), nous sommes partis acheter les billets de bus pour Paraty et avons mangé dans une lanchonete, ouvertes toute la journée, les lanchonetes servent des sandwiches, des salgados (patisseries salées) des pâtisseries sucrées, un genre de bar en fait...
 Nous avons ensuite pris un taxi pour aller voir le Corcovado. En effet, il existe un train à crémaillère pour monter en haut du Corcovado, mais l'avantage du taxi, c'est qu'il s'arrête au Mirador Santa Ana, qui nous offre la plus belle vue sur le Christ.


C'est la deuxième carte postale après le Pain de Sucre. Le Christ rédempteur dressé les bras en croix au sommet de la colline Corcovado bénit et protège la ville. On découvre de cet endroit magique une vue merveilleuse de la Baie de Guanaraba, des plages de la zone Sud, de la lagune Rodrigo de Freitas, de la zone nordavec le Macarana.



 Retour à l'appart et séance devoirs, avant notre dernière soirée à Rio. Le lendemain, direction le Rodoviaro, afin de prendre un bus (seulement 4h) pour Paraty. Et nous arrivons sous la pluie battante. Difficile de trouver un logement dans ces conditions et pourtant, nous trouvons une petite pousada aux couleurs grecques, qui nous propose une grande chambre avec télé, frigo et "excellent" petit déjeuner comme il était précisé à l'entrée.
Ce village est très touristique, avec petits magasins de souvenirs et magasins de vêtements de marque à tous les coins de rue. Cependant, ses jolies petites rues et églises méritent le voyage.


 Le centre historique est classé par l'Unesco, et tous les engins motorisés sont interdits, Val a donc apprécié de voir plein de chevaux à tous les coins de rue. Nous nous sommes beaucoup baladés dans ces petites rues, certaines inondées par la pluie de la veille


et avons fait quelques achats... Il faut bien craquer de temps en temps. Vous allez voir prochainement sur les photos nos superbes tee-shirts brésiliens. Nous sommes également allés voir la plage de Paraty qui n'est pas une des plus belles que nous ayons vues.
Nous avions prévu de ne rester qu'une seule journée à Paraty, juste pour découvrir le village, mais vu les prix, nous avons décidé de prolonger notre séjour d'une journée afin de faire une excursion en goélette dans la Baie de Paraty qui comprend des dizaines d'îles et de plages magnifiques.




 La journée avait bien commencé, avec même notre première baignade sur le continent américain,

mais le vent s'est levé, la pluie est arrivée et nous avons dû rebrousser chemin plus rapidemment que prévu... Encore une fois, le climat ne nous est pas favorable. C'était quand même une sortie en mer très agréable. En plus, les autres participants étaient très sympas et nous avons beaucoup discuté en anglais avec un américain et une famille norvégienne...
Et le samedi 13 mai, nous voilà repartis pour une journée et une nuit de transport. Départ à 9h de Paraty, arrivés à 15h à Sao Paulo, après un bon vomi de Victor!! Eh oui, il n'a pas encore compris que quand la route tourne, il ne faut pas lire... Mais il est totalement accro à Harry Potter et est en train de lire le tome 6... Que va-t-il lire ensuite ?
Petit cafouilli à Sao Paulo, quand on se rend compte que le terminal où l'on est arrivés n'est pas le même que celui dont on doit partir pour Campo Grande... Alors on prend le métro, et on attend 3h le prochain bus. les enfants jouent pendant 1h avec des petites voitures... Heureusement, car ce n'est pas toujours facile de s'occuper quand on est assis dans le coin d'une gare routière...

Et c'est parti pour 14h de bus... Vu les prix des bus, nous ne prenons que 4 places, et Suzon dort avec moi... Enfin, elle dort, mais moi pas beaucoup car elle bouge sans arrêt. Je trouve une place libre à 3h du mat et pourrais enfin dormir trois heures d'affilée...
Nous arrivons à 9h40, enfin 8h40 ici, car il y a une heure de décalage, à Campo Grande. Al de l'agence Ecological Expeditions nous attend de pied ferme, pour nous emmener dans son hôtel et surtout pour nous faire acheter son excursion. Comme j'avais trouvé le site internet attirant et que Al est très bon vendeur, nous avons choisi de partir avec eux dans le Pantanal. Mais peut-être aurions-nous dû suivre les conseils de Virginie et Stéphane (rencontrés en Nouvelle-Calédonie) arrivés quelques jours plus tôt et ayant choisis une agence plus petite.
Vu la journée de la veille et la nuit, nous avons surtout besoin de repos. Alors un bon repas au centre commercial - Mac do pour tous et repas turc pour moi (très local !!!). En effet, nous avons remarqué dans plusieurs pays que dans les centres commerciaux, on trouvait une Place d'Alimentation. Tous les différents restaus sont tout autour et les tables au milieu. Donc tout le monde peut choisir son restau, mais manger au même endroit... A quand ça en France ???
Nous avons poursuivi par des petites courses ... chez Carrefour... De quoi nous ravitailler pour notre excursion.
Après-midi tranquille entre devoirs et rédaction du site internet pour moi...
Et le lendemain, nous attendons impatiemment notre départ pour le Pantanal. Après un retard de 40 minutes, nous démarrons enfin et c'est parti pour 2h30 avec musique à fond - nous sommes dans une excursion pour jeunes - Il faudra attendre 14h30 pour que le chauffeur daigne s'arrêter dans un restau rempli et avec une bouffe dégueu... Nous sommes assez énervés...
Une nouvelle heure plus tard, nous devons changer de bus pour prendre un truck. Et là surprise, nous apercevons Virginie et Stéphane, qui eux viennent de finir leur excursion et repartent sur Campo Grande. Ca nous a fait vraiment plaisir de les voir, nous aurions bien passés quelques jours avec eux, mais nous nous sommes loupés de quelques jours...
Et nous voilà partis pour une heure et demie sur une piste. Nous voyons nos premiers alligators, et un superbe coucher de soleil sur le Pantanal.

 L'arrivée au campement est nettement moins agréable. Nous avons bien 2 tentes comme prévu (nous avons pensé que les hamacs n'étaient pas la meilleure solution pour les petits), mais, alors que Al nous avait dit que nous serions au maximum 20 dans le campement, nous sommes au moins une cinquantaine... Tous des jeunes qui ont envie de faire la fête au coin du feu... Loin, très loin de ce que l'on recherchait... De plus le campement est on ne peut plus rudimentaire. Cela ressemble plus à un camp de gitans... Je suis super déçue et accuse assez mal le coup... En plus, il fait froid et noir, pas les meilleures conditions pour s'installer... Enfin, on verra bien demain... Alors, après des parties de Uno en famille, nous nous endormons en esperant passer une bonne nuit.
Bon allez, le reste du séjour s'est bien passé alors je vais arrêter de critiquer.
Nous avons entre autre, fait de belles promenades où nous avons vu plein d'animaux : Capybaras (genre de cochon d'inde de la taille d'un cochon), oiseaux et notamment toucans et Jabirus (emblème du Pantanal), alligators, singes, fourmiliers, etc...




 Nous sommes allés pêcher le piranha, plutôt difficile, mais nous sommes revenus au campement avec une petite demi-douzaine. Et Suzon adore le piranha, elle en a mangé au moins trois entiers...



 Nous avons appris à faire des colliers avec des branches d'arbre et une dent d'alligator. Valentine et Suzon les portent très bien...
 Nous avons fait une ballade en bateau sur un fleuve et n'avons malheureusement pas vu beaucoup d'animaux à part des oiseaux... pas d'anaconda en vue, peut-être vaut-il mieux...

 Nous avons fait une belle ballade à cheval (même deux pour la fana de cheval...). Victor se débrouille pas mal, mais François ne sait pas comment il n'est pas tombé quand son cheval est parti au galop derrière ceux de Val et du mien... Suzon était avec moi et elle a bien aimé quand nous sommes allés au galop. François aime beaucoup moins galoper...


Nous avons aussi fait un safari nocturne en jeep (genre crocodile dundee) et nous avons vu beaucoup d'alligators...
Comme je l'avais promis à Al, je vais faire de la pub pour son excursion, mais vous connaissez notre point de vue : www.pantanaltrekking.com ou www.ecologicalexpeditions.com.br.
Je pense aussi que cela dépend beaucoup du guide sur lequel on tombe. Bobby était très bien, et ne s'occupait que de nous et ça, c'était vraiment très sympa. En plus, sa copine est quebecoise et j'ai beaucoup papoté avec elle.
Nous sommes donc partis contents de notre séjour, sans savoir ce qui nous attendait par la suite... A la place de prendre le bus ordinaire qui était censé mettre plus de temps, nous avons pris un truck pour nous emmener jusqu'à la frontière de la Bolivie. Et mal nous en a pris, car au lieu des 2 heures prévues, nous avons mis 4h. Nous étions serrés derrière entre tous les sacs, car plus de monde que prévu. Et la piste était vraiment en mauvais état... Un bien mauvais souvenir. Mais nous avons traversé le rio Paraguay, et c'était plutôt sympa...

 Nous sommes donc arrivés à Corumba dans le noir, avons choisi le premier hebergement que nous avons trouvé, pas cher mais pas terrible du tout. Enfin nous avions surtout besoin d'une bonne douche chaude, après 4 jours de campement avec douche froide. Une bonne pizza et un bon dodo dans un lit...
Le lendemain, nous sommes partis à la recherche d'un billet de train bolivien. Plus de place dans le beau train qui relie la frontière à Santa Cruz en 12 heures, alors nous voilà partis pour 18 ou 20h de train local, en première classe.
J'ai beaucoup aimé le Brésil, mais j'aurais aimé avoir quelques degrés de plus. Le Brésil sans la chaleur, ce n'est pas vraiment le Brésil... A nous la Bolivie... Quand on sait que le pire des bus brésiliens est toujours meilleur que le meilleur des bus boliviens, on angoisse un peu...
Carnet de Valentine
La première fois que nous sommes allés au Brésil, c'était aux chutes d'Iguazu. Au passage de la frontière Argentine / Brésil il fallait s'essuyer les pieds sur un paillasson mouillé, est-ce que cela sert à quelque chose? On a vite vu que les Brésiliens sont plus riches que les Argentins.

On est allé à Ilha Do mel, on est arrivé dans le noir. Il n'y avait pas de route et pas beaucoup d'electricité. Pour rejoindre le petit hôtel, des messieurs nous ont aidé avec des charrettes. Sur la plage, on a fait plein de constructions: une fois on a fait une petite ville, une autre fois un garage de voitures, un hôtel, un aéroport, un zoo et même un jeu pour enfant. Tout ça avec du sable et des trucs trouvés sur la plage.


Mais l'eau est trop froide pour se baigner. On est aussi allé voir un phare au coucher du soleil. On a pas mal joué avec des chiens et des fourmis (on a fait comme une route avec plein de nourriture). Une fois Suzon a eu une énorme bosse sous l'oeil, elle était vraiment moche, elle arrivait à peine à l'ouvrir. Mais elle est courageuse, elle n'avait pas mal et elle se laissait faire pour mettre ses gouttes dans l'oeil. Pour manger on avait un plat pas cher avec un morceau de poulet, des haricots rouges, des spaghettis, du riz et quelques frites, le tout arrosé avec un bon coca, il paraît que c'est bon pour la ligne...Elle était bien calme cette île.

Pour partir, on a pris le bateau pendant 45mn, puis un bus pendant 1 heure, puis on a attendu une heure, on a pris un autre bus pendant 2 heures, on a attendu 2 heures (on a mangé des empanadas et des brochettes avec un coca en forme de balle de tennis) et ensuite on passé la nuit dans le bus pour arriver à Rio de Janeiro. Top la journée...

C'est une très grande ville et on s'est installé dans l'hôtel d'une française, Mireille. C'était trop bien, y-avait internet gratuit (j'ai pu regarder le site de St Eleuthere et les nouvelles chansons qui sont sorties), des petits dej' avec du Nutella, dans son salon c'était super décoré car Mireille fait des peintures. On est allé sur la plage de Copacabana, et même s'il faisait pas très beau, il y avait des jeunes qui faisaient du body board dans des grandes vagues. Y-avait aussi plein de gens qui jouaient au foot.

A Rio, on est allé au Pain de Sucre, une espèce de grande montagne dans la ville. On a pris un téléphérique. On est aussi allé voir le Christ qui est une grande statue tout en haut de la ville et c'est impressionant quand on est juste à côté. Dans les guides il est écrit de faire attention dans cette ville, c'est ce qu'on a fait, mais on s'est toujours senti en sécurité. Au restaurant le soir, on allé dans des restaus où on se servait tout seul et après il fallait peser son assiette. On paie ce qu'on prend...Et des fois il y a des buffets de desserts. Trop bien.


Ensuite on est allé dans un petit village: Parati. C'était mignon même si on est arrivé sous la pluie. Il y avait des calèches dans les rues. Les rues étaient en pavés parce qu'ils ont conservé les maisons et les rues d'avant, c'était trop beau. Il y avait plein de boutiques de souvenirs. Et un soir on a loué Narnia en DVD et le lendemain on aussi regardé Chicken little. C'est pas facile de tout comprendre en Anglais, mais c'est drôle quand même. On a acheté pas mal de trucs: des colliers, des chaussures, un dauphin, des souvenirs et des t-shirts.


Sur la plage on a vu des messieurs qui faisaient de la Capoeira. Ils faisaient semblant de se battre sans se toucher en faisant des figures trop difficiles. On a fait une journée en bateau et on est allé sur plusieurs petites plages. Le bateau était trop bien, du luxe! On a passé la journée avec des norvégiens qui avaient des petits enfants. Maman a donné ma crème pour le petit qui avait la peau sèche et du coup la dame m'a donné des sous...


Pour partir, on a pris le bus toute la journée et aussi toute la nuit. On était crevés en arrivant. J'en ai marre du bus! Vraiment trop marre !!!

On est allé faire une excursion dans le Pantanal. C'est une région du Brésil un peu dans la jungle, plein d'animaux. A peine on est arrivé sur la petite route qu'on a vu des alligators et plein de sortes d'oiseaux. Pendant la route, il y avait des jeunes trop pénibles. On a dormi dans des tentes, les filles avec les filles et les garçons avec les garçons. Il y avait plein de sortes d'animaux dans le camp et même des cochons...

Pour se laver, il fallait prendre des douches d'eau froide, gelée même. Au réveil, il y avait des perroquets et des toucans qui faisaient du bruit. Le matin on se réveillait à 6 heures. On a vu des capybaras, des coatis, un fourmillier, des singes, des centaines de sortes d'oiseau et une biche. On a même vu des vautours qui mangeaient des vaches mortes. Un après-midi on a pêché des piranhas. A part le guide, il n'y a que papa qui ait réussi à en avoir 2 (mais il en a relâché un qui était trop petit).

Le lendemain on fait un tour en bateau sur le fleuve et surtout l'après-midi on a fait une ballade à cheval pendant 3 heures. J'avais Tomati, Suzon et Maman étaient sur le même cheval et Victor et Papa étaient sur un cheval chacun. Trop drôle de les voir monter....Victor a galopé, Suzon et Maman aussi et moi j'était tout le temps devant. Papa n'adore pas les chevaux comme moi, il a peur et il a trop mal aux fesses. Les chevaux étaient sympas même s'il étaient trop maigres. Un cheval au Pantanal, ça coûte 60 Euros....pas cher. Le lendemain, au lieu de faire un treck en forêt, je suis allée faire une autre ballade de 3 heures toute seule avec le guide. On a fait la course, on est allé au triple galop, on est passé plusieurs fois dans des rivières et même si je ne comprenais pas tout ce qu'il disait: génial!



Avec le guide on a aussi fabriqué des colliers avec des feuilles et des cordes et comme pendentif, une dent d'alligator.
Au Brésil, j'ai aimé:
- le guide du Pantanal
- les plages de Rio
- le village de Paraty
- internet chez Mireille
Au Brésil, j'ai pas aimé:
- les bus
- on comprend rien à ce qu'ils disent
Au Brésil, j'ai adoré:
le Pantanal et les balades en galopant à fond, j'y retournerai un jour!
Message perso à mes copines: veinardes, c'est bientôt les vacances pour vous, moi je vais continuer à travailler. Vous me manquez toujurs autant. Appoline, Céline, Justine, Laura, Pauline, Pauline, Appoline, Mathilde, Elise, Victorine, Ullysse et toutes les autres, je vous fais une grosse bise !
Conclusions de François:
Je quitte le Brésil avec des sentiments mitigés. Je suis arrivé dans ce pays avec des connaissances bien maigres je l'avoue, quelques notes de samba, des images classiques de Rio, quelques notions economico-politiques et bien sûr le respect des gars en short bleu et maillot jaune avec 5 étoiles (pour l'instant). J'avais lu que les Brésiliens sont super accueillants, qu'ils sont fiers de leur pays et qu'ils en ont le droit puisque celui-ci s'annonce comme un des moteurs puissant de la civilisation à venir. Je n'imaginais pas le Brésil autrement qu'en short et en tongs avec des coktails à base de noix de coco pour accompagner mes cocas.
Pauvre de moi, le Brésil n'aura plus cette forme dans mes souvenirs. La première image du Brésil fût les chutes d'Iguazu un 1er Mai. Une foule jaune et verte faisant la queue en se trémoussant aux rythmes d'un groupe d'ambiance bien placé, voilà qui s'annonçait bien. D'autant que le constraste était frappant vis à vis de l'austère argentine sa voisine. Mais cela n'a pas duré très longtemps. Le Brésil m'apparaît maintenant comme un pays en voie de développement avec des inégalités sociales plus voyantes que n'importe où ailleurs. Il y a autant de mendiants qu'au Cambodge, il y a plus de gens qui dorment dans les rues de Rio que de Buenos Aires, il y a plus de vendeurs à la sauvette qu'à Bali (et c'est pas rien), la tension est plus palpable qu'en Bolivie...Le gouvernement de gauche Brésilien semble moins pressé d'aider les déshérités que de se faire du beurre avec ses ressources naturelles. Un peu partout dans le pays nous avons vu des affiches 4*3 annonçant fièrement que le Brésil est autosuffisant en pétrole depuis cette année 2006. C'est bien, mais aussi grand soit le Brésil, il demeure que des bidonvilles cohabitent dans le centre de Rio avec des palaces et des immeubles de haut standing. Et ça, à mes yeux, c'est pas bien.
Les Brésiliens ont le droit d'être fiers de leur équipe de foot. Partout la frénésie de la coupe du monde qui s'annonce est forte. Dans toutes les vitrines, il y a un maillot, un drapeau ou une affiche qui se rapporte à l'événement. Tous les grands champions du moment posent pour des pubs diverses et variées, avec une mention spéciale pour Ronaldhino qui remporte la palme du VRP (le PSG l'a vendu combien déjà ?). Mais au regard de la misére ambiante je vois maintenant plus cet engouement comme un échappatoire. Est-ce le retour des jeux du cirque? Je mets dans le même panier la culture du corps. A Rio on ne compte plus les cliniques privées de chirurgie esthétique. Les Jean's et les shorts se portent très moulants (au bois de Boulogne, ce n'est pas un déguisement), il faut être beau et sexy. Sur le papier, je trouve ça plutôt sympa, mais en y repensant, c'est peut-être aussi un moyen d'échapper à une réalité sociale difficile à regarder en face. Le plus choquant à mes yeux c'est que les classes moyennes (auxquelles je m'associe) s'enferment dans des ghettos à l'intérieur même de Rio. Chaque immeuble à partir d'un standing moyen à une grille renforcée de 3 mètres et au moins un garde à l'entrée. Je savais que cela existait dans ces proportions dans des pays comme le Venezuela ou la Colombie, mais pas au Brésil. C'est un mouvement mondial me dirait vous, je vous répondrais alors que je ne sais où va le monde à ce rythme. Voilà aussi ce qu'un tour du monde apporte, des réflexions un peu flippantes et parfois un regard plus désabusé qu'amusé.
Même le stade mythique du Maracana m'est apparu comme une ruine symbolisant ce pays. On perçoit les émotions, la vie et l'histoire d'un grand stade, mais il est viellissant, triste. On nous a plusieurs fois déconseillé de nous en approcher car le quartier est vraiment dangereux...Le pays qui s'annonce comme un Lion économique futur a encore du pain sur la planche, tant qu'il lui faudra un contrôleur dans chaque bus ou un vigile devant chaque immeuble.
Au Brésil nous avons rencontré des personnes qui nous prenaient par la main pour nous montrer où acheter notre billet de bus et nous embrassaient en partant, des personnes qui nous donnaient des conseils sans qu'on leur demande et d'autres qui se sont démenées pour nous rendre la vie plus facile. Mais on a aussi rencontré un chauffeur de bus qui nous a planté avec 3 enfants et 10 sacs au milieu de nul part parce que lui ne vendait pas les billets et qu'il fallait aller à 10 km de là (et pourtant c'était le bon bus), ou des gens à qui on n'avait pas donné la moindre leçon de biensaillance et encore des vendeurs menteurs comme rarement on en a croisé. Bref, les Brésiliens que nous avons croisés sont comme leur société, très haut ou très bas de gamme, rarement mesuré ou moyen.
Nous avons vu des paysages variés et splendides et nous n'avons rien vu du Brésil. C'est un pays qui gagne à être connu s'il s'en donne un peu plus les moyens. Mais cela ne fait pas parti des pays que je quitte en me disant, j'y reviendrai...rien n'est moins sûr.
La famille a connu des petits tourments au Brésil, presque tout le monde a eu droit a son rhume et son petit coup de cafard. Mais il y en a toujours un pour remonter le moral des autres et nous ne sommes plus démunis face à l'adversité. Il nous reste notre humour et mon flegme légendaire. Les enfants sont définitivement plus heureux dans les grands espaces et même si les conditions deviennent spartiates, il leur suffit parfois d'un peu de sable, un souche d'arbre et 3 cailloux et le tour est joué. Si je ne les avais pas déjà reconnus, Mac Gyver en serait fier lui-aussi.
J'espère ne pas avoir était trop dur avec le Brésil. Je n'ai rien contre les Brésiliens, au contraire je les plains surtout. Je leur souhaite de gagner la coupe du monde de foot pour continuer à rêver et à fêter leurs artistes.
|