| LA BOLIVIE (Carnet de Valentine en bas) (Conclusion de François tout en bas) |
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Arrivés à 11h45, après un stress à la douane, lié aux carnets de fièvre jaune des enfants qui sont restés en France... Le train censé partir à midi partira réellement à 14h, on était prévenu et nous nous rendons compte tout de suite que la ponctualité n'est pas de mise en Bolivie...
C'est donc par un long trajet en train que nous avons commencé notre périple en Bolivie. J'ai beaucoup aimé au début, parce qu'à chaque arrêt, des enfants montaient dans le train pour vendre à manger et à boire (même Suzon savait crier "Empanada de pollo"), mais à 3h du mat, ce n'est plus aussi drôle... Et vers la fin du voyage, on en a vraiment ras le bol...

Partis à 14h, nous arrivons à 11H à Santa Cruz et là, mauvaise surprise, il était censé faire 26°, et il fait au max 14° et il pleut... Et dire que c'est la ville où il fait le plus chaud en Bolivie, ça promet...
Nous nous engouffrons dans un taxi, et trouvons rapidemment un petit hôtel dans le centre. Après une bonne douche chaude (enfin quand il n'y a pas de coupe-circuit...), nous partons manger et là, bonne surprise, nous mangeons pour 10€, pour un peu, on se croirait revenus en Asie.
Comme Santa Cruz ne présente aucun intérêt, nous n'y ferons que des courses, habits chauds pour tout le monde et quelques souvenirs, vraiment pas chers... Et oui, blousons, collants, gants et bonnets n'étaient pas dans nos bagages, et je crois qu'ils seront indispensables ici.
J'ai craqué pour un poncho et un bonnet en laine d'alpaga...

Nous ne restons donc qu'une nuit à Santa Cruz et prenons le lendemain midi un taxi qui nous emmène jusque Samaïpata, un petit village endormi, situé à 1 650 mètres d'altitude sur les contreforts de la Cordillera Oriental. Nous avons en effet décidé d'essayer de monter progressivement pour nous acclimater à l'altitude.
Nous trouvons un petit bungalow entièrement équipé avec cheminée et cuisine. Un peu difficile de mettre le feu en route, mais ensuite, quel plaisir de lire au coin du feu... Pour un peu on se croirait à Baisieux... Mais ici, il fait vraiment froid, même avec 3 couvertures chacun...
Le lendemain, difficile de sortir du lit et de prendre une douche, tellement il fait froid. Quand on souffle (à l'intérieur du bungalow), il sort de la fumée de notre bouche, c'est vous dire...
Après une séance de devoirs, nous descendons vers le village pour trouver des billets de bus et manger à la Vaca Loca (très bon et pas cher).

Nous prenons ensuite un taxi qui nous emmène vers El Fuerte, vestiges d'un site de cérémonies pré-inca qui occupent le sommet d'une colline. L'endroit offre une vue saisissante sur la zone accidentée qui marque la transition entre les Andes et les plaines plus à l'est.

Pas mal, mais le froid nous fait avancer très vite, et nous retrouvons avec plaisir notre cheminée pour un bon chocolat chaud... Mais également une très forte migraine pour moi, et le reste de la famille devra manger sans moi, car je suis couchée...
Le lendemain, quelle surprise, le ciel est totalement découvert et le soleil est revenu. Nous profitons donc du soleil dans notre petit jardin avant de boucler les bagages et de redescendre vers le village. Petit repas et attente, car nous avons loué des chevaux pour 15h. Mais les chevaux n'arriveront jamais et nous partons à pied vers le petit zoo. Le mec de l'agence qui devait nous louer les chevaux, nous avait dit 15 minutes de marche, en fait il nous faudra plus de 45 minutes, tout en montée... Le zoo est vraiment petit, pas encore vraiment ouvert et tenu par une française installée là depuis 4 ans. Nous avons pu toucher des singes, vu un écureuil, des tortues, des toucans, des perroquets... Et Val a pu faire un peu de cheval...

Nous redescendons vers le village, mangeons un peu

et partons pour l'agence qui doit nous déposer sur la grande route, afin que nous prenions le bus. Il nous dépose à 19h30 et nous attendons pendant 1h30 dans le froid glacial, que le bus passe. J'aurai largement le temps d'aller acheter de superbes couvertures polaires, car pas de couvertures données dans les bus boliviens... Nuit très difficile, car ce n'est pas une route, mais une piste, et en plus, je suis avec Victor et Suzon sur 2 places...
L'arrivée à Sucre est donc assez difficile, et la recherche d'un hôtel également. En effet, nous sommes le 24 mai, et le 25 mai est la fête de la ville, avec défilés et tout le tralala...

Nous trouvons un hôtel correct, prenons un bon petit déjeuner et nous reposons car nous n'avons pas beaucoup dormi et que nous sommes quand même à 2 790 m d'altitude...

Après donc un bon repos, nous partons à la découverte de la ville. Notre hôtel est situé près de la Plaza 25 de Mayo, là où ont lieu tous les défilés...


Nous essayons tant bien que mal de traverser la foule et de trouver un restau pas hors de prix. Après un bon repas, nous partons en direction du Museo Textil-etnografico. C'est un beau musée qui présente de jolies céramiques locales ainsi que de superbes tissages, des différentes éthnies des environs. En plus, les explications sont en Français et ça interesse donc plus les enfants. De plus, nous avons la chance de voir des tisserands à l'ouvrage. Belle visite. 
Nous revenons à l'hôtel en passant par l'Alliance Française, où nous empruntons BD et magazines (il faut bien que je sois à jour des potins des peoples...). Nous finissons donc la journée en lisant. Repas dans le restau de l'Alliance Française (à côté de notre hôtel), attente très longue (Suzon s'endort sans manger) et repas moyen...
Le lendemain, 25 mai, c'est jour de fête à Sucre, et tout est fermé... En regardant les défilés depuis notre chambre, nous avons la chance de voir passer Evo Morales, président de Bolivie.
Après quelques courses et notamment l'achat du billet de Bus Sucre-Uyuni pour le 27 mai, nous partons déjeuner à la Vieja Bodega, petit restau chaleureux. Je prends l'almuerzo à 15 Bolivianos (1,5€) composé de 4 plats (entrée, soupe, plat et dessert...). Les enfants ont moins apprécié leur crêpe, qui ressemblait plus à une sorte d'omelette.

Nous prenons ensuite un taxi qui nous emmène jusqu'au cimetière de Sucre. Un guide nous propose ses services et récite sa leçon devant les tombes des nombreux présidents boliviens. Le cimetière est très agréable, avec ses arches sculptées dans des peupliers et les tombeaux de riches familles de l'époque coloniale.


Nous continuons par la visite du Castillo de la Glorieta, qui a appartenu au Principe de la Glorieta. Malheureusement pour nous, le chateau est en cours de rénovation, et nous ne pourrons visiter que les jardins. Dommage.


Après un petit tour au Mercado central, nous rentrons à l'hôtel avant de repartir diner dans une pizzéria, qui a l'avantage d'avoir des jeux pour les enfants.

Le lendemain, le 26 mai, après avoir acheté quelques souvenirs (de quoi remplir ma vitrine d'Amérique du Sud...), nous partons en Dino-truck
 
pour aller à la recherche des empreintes de dinosaures de la Fancesa). Il y a environ 60 millions d'années, le site de l'usine de ciment Fancesa semble avoir été fréquenté par de gros animaux écailleux : en dégageant le terrain, en 1994, les employés de l'usine ont mis au jour une paroi argileuse pratiquement verticale, portant des centaines d'empreintes - dont certaines mesurent jusqu'à 80 cm de diamètre - de tyrannosaures, d'iguanodons et autres dinosaures.



Les enfants sont plus interessés pas les pierres, que par les empreintes, alors qu'initialement, c'était une activité pour eux...
Nous partons ensuite déjeuner au Café Mirador sur la place de La Recoleta. Ce café donne sur un jardin botanique dans lequel sont représentés les feuillages des quatre coins du pays. Les vues panoramiques sont magnifiques.

Ce café est attenant au Museo de los ninos Tanga-Tanga, dont nous allons faire la visite. Ce musée, interactif, se consacre aux sources d'énergie renouvelable. Assez interessant, mais ce qui interesse le plus les enfants, c'est la grande salle de jeux attenante, avec marchande de légumes, théatre de marionettes et autres jeux.


Nous les laissons même là pour aller visiter le Museo de la Recoleta, mais il est trop tard pour la visite.


Après un goûter crépes au chocolat, toujours au café Mirador, nous descendons (car la Recoleta est sur une colline) jusqu'à notre hôtel.. Après une phase devoirs, nous repartons diner à la pizzeria qui enchante les enfants... Et c'est notre dernière soirée à Sucre. C'est une ville très agréable pour s'acclimater à l'altitude. Il y a fait très beau, et même chaud pendant la journée. Cette ville, surnommée la "Ville Blanche des Amériques", a été inscrite au patrimoine culturel de l'Unesco en 1991. On comprend vite pourquoi. Son architecture coloniale est de toute beauté. Bon nombre d'édifices sont d'ailleurs d'époque. dans le centre historique de la ville, ils sont blanchis à la chaux ou peints en blanc.
Nous nous sommes vraiment sentis bien à Sucre, notamment dans cette atmosphère de fête. Nous aurions pû y rester encore quelques jours, car il y a de nombreux musées, églises et autres à visiter, mais le salar d'Uyuni et les lagunes nous attendent. Comme nous en avons vraiment marre des trajets en bus de nuit, nous avons décidés de faire le trajet Sucre-Uyuni de jour, alors nous voilà partis pour 9h de route...
Un arrêt à Potosi (plus de 4 000 m d'altitude) pour le repas, mais difficile de trouver de quoi manger... Ce sera poulet-frites sur le trottoir.

et c'est reparti pour 5h de route.

Nous arrivons vers 18h à Uyuni. Il fait un froid glacial. Recherche d'hôtel pour Val et moi, tandis que François et les petits attendent dehors... Les hôtels moyenne gamme sont hors de prix, nous nous rabattons sur un petit hôtel, qui nous assure qu'il y a de l'eau chaude (mais pas de chauffage). François et moi repartons dans le froid pour trouver notre excursion de 4 jours dans le sud-ouest de la Bolivie et ramenons à manger dans la chambre (des salchipapas, mélange de frites et de saucisses, le temps de les ramener dans la chambre, elles sont froides...)
Et le lendemain, c'est parti pour 4 jours de treck en 4x4. Nous avons un 4x4 pour nous tous seuls, avec chauffeur-guide et cuisinière. Esperons que les mauvaises surprises du début (ils nous ont demandé de payer un peu plus que prévu, et le départ qui a lieu avec une heure de retard) ne se répèteront pas...
Nous nous dirigeons vers le salar de Uyuni, d'une superficie de 12 106 km². C'est le plus grand réservoir de sel du monde. Premier arrêt à Cochani, où le sel est iodé et conditionné dans des usines de traitement avant de partir en train pour être distribué dans toute la Bolivie. Arrêt touristique pour qui veut acheter de petits objets fabriqués en sel.

Deuxième arrêt aux Bloques de Sal, où les campesinos (paysans) extraient le sel avec des pics et des pelles, puis le rassemblent en petits monticules coniques.
 Troisième arrêt aux Ojos del Salar. Dans certaines parties du salar, l'eau froide souterraine traverse la couche de sel et jaillit à la surface à gros bouillons, provoquant de surprenantes éruptions.


Quatrième arrêt à l'hôtel de sel Playa Grande. Il faut consommer pour pouvoir prendre des photos de l'intérieur... Tout est construit en sel, murs, fauteuils, tables, lits... Il est possible d'y loger, mais il doit vraiment y faire très froid...

 Pause repas à la Isla de los Pescados. Nous retrouvons tous les 4x4 partis ce matin de Uyuni. Il y en a au moins une trentaine... Qu'est-ce que ça doit être pendant la pleine saison...

La cuisinière s'installe pour préparer à manger, tandis que nous commençons notre visite.
Surface vallonée posée au milieu du salar, L'Isla de los Pescados est couverte de cactus et entourée d'une mer blanche et plane de carreux de sel. Un petit sentier permet de la découvrir, mais l'altitude se fait sentir et nous avons du mal à atteindre le sommet....
 Après le repas, et quelques photos magiques...



nous partons vers le village de San Juan, où nous allons loger. Le salar est vraiment magique. En période séche, il arbore un blanc aveuglant (impossible d'enlever les lunettes de soleil) d'une incomparable beauté. Dès qu'il retient un peu d'eau, sa surface reflète à la perfection les nuages et le ciel bleu de l'Altiplano, au point de masquer l'horizon. Lorsque l'on circule sur le lac, l'effet est magique : on a l'impression de voler au milieu des nuages...


Nous arrivons à San Juan vers 18h, et nous installons dans notre chambre. Les chambres sont très sommaires, 6 lits, avec chacun 2 ou 3 couvertures. On en a bien besoin, car pas de chauffage et maison pas tellement isolée... Nous nous reposons un peu avant de prendre un bon repas chaud,avec maté de coca, pour s'habituer à l'altitude...
Difficile de sortir du lit quand il fait aussi froid... Mais il faut bien continuer notre chemin, avec au programme, beaucoup de lagunes.
Après un petit déj pour essayer de se réchauffer l'intérieur du corps, nous commençons par 1h30 de jeep avant d'admirer le volcan Ollagüe (5 865m), volcan actif couvert de neige à cheval sur la frontière boliviano-chilienne. Nous apercevons des fumeroles, mais cette fois-çi, nous ne ferons pas cuire d'oeufs dedans (pour ceux qui n'ont pas suivis, retournez au chapitre Bali).


Puis nous continuons par la Laguna Canapa, fréquentée normalement par une multitude de flamants des Andes, du Chili et de James. Les rares flamants présents se font prendre en photo par tous les touristes présents...


En revanche, nous aurons la chance de croiser un zorro, renard originaire de cette partie d'Amérique du sud et que nous n'avions pas vu en Argentine.
 C'est ensuite la Laguna Hedionda, où nous mangerons assis dans la poussière, alors que d'autres groupes ont table, chaises et même parasols pour certains (et oui le soleil tape à cette altitude - 4 105 m). Les enfants eux s'amusent avec leurs playmo et des cailloux qui délimitent les enclos du zoo...

Nous longeons encore quelques lagunes et après un parcours cahouteux à travers de merveilleux paysages,

la route descend le long d'une colline jusqu'à l'Arbol de Piedra ("arbre de pierre"), qui illustre de nombreuses cartes postales, dans le Desierto de Siloli.
 Nous arrivons enfin à la Laguna Colorada, qui dévoile ses eaux colorées sur 60km², à 4 278m d'altitude. La profondeur n'est que de 80cm. Son intense coloration rouge provient des algues et du plancton qui se développent dans ces eaux riches en minéraux. Enfin, les trois espèces de flamants présentes en Amérique du Sud ont élu domicile sur le lac.


Les enfants, eux, essayeront d'attraper un lama, afin de le carresser, sans succès...
Nous nous installons ensuite dans notre hostal et prenons un bon chocolat chaud pour tenter de nous réchauffer. Il fait encore plus froid que la veille, car nous sommes à près de 4 500 m d'altitude... Et d'ailleurs, je ne me sens pas bien. J'ai juste le courage de manger et de prendre une tisane de cochabamba (des plantes d'ici pour se sentir mieux) avant de m'endormir sous 4 couvertures et un duvet... Valentine a fait un petit coup de calcaire avec François, car elle aussi ne se sentait pas bien. Elle voulait même dormir avec lui...
Le lendemain, nous nous sentons un peu mieux, et reprenons la route, toujours en direction du sud. Nous commençons par le Champ de geysers de Sol de Manana. Il s'étend à 4 870 m d'altitude,

et est composé de mares de boue bouillonnante et de fumerolles infernales et dégage une odeur nauséabonde des vapeurs sulfureuses. Assez impressionnant.

 Nous poursuivons par les Termas de Polques, qui désignent un bassin où l'eau jaillit entre 28 et 30°C. Nous decidons de ne pas nous arrêter, car c'est ici que nous reviendrons déjeuner. Peut-être seront nous plus tentés de nous déshabiller lorsqu'il fera un peu plus chaud...
Nous passons ensuite devant un site qui s'appelle Rocas de Salvador de Dali. C'est en effet ici, qu'il aurait trouvé l'inspiration pour plusieurs de ses toiles... Ces rochers semblent avoir été soigneusement posés là par le maitre du surréalisme en personne.
 Nous arrivons enfin à la Laguna Verde. Ce magnifique lac bleu vert se niche à 4 400 m d'altitude, à la pointe sud-ouest de la Bolivie. Son extraordinaire couleur verte est due à l'importante concentration en carbonates de plomb, de soufre, d'arsenic et de calcium. L'endroit étant très exposé, un vent glacé fouette en permanence l'eau du lac et se nous permet pas de rester très longtemps à contempler cette lagune...

Nous rebroussons donc chemin et retournons aux Termas de Polques. C'est vrai que l'eau est vraiment bonne, mais il est difficile de se motiver pour se déshabiller, alors qu'il fait au max 5° dehors... Après le repas, François se jette le premier à l'eau (au propre comme au figuré), suivi rapidemment par Suzon, qui dès qu'elle voit de l'eau ne peut pas s'empêcher d'y plonger. Après avoir pris quelques photos, je suis obligée d'y aller aussi, afin de me décrasser un peu (2 jours sans douche...) et de ne pas perdre la face... On est vraiment bien dedans, mais la sortie est très difficile.

Nous repassons devant la laguna Colorada, avant de bifurquer vers le Nord-Est. Nous arrivons au village de Villamar, où nous installons, avant de prendre un petit goûter et de nous reposer. Nous avons la chance de dîner devant un poêle qui nous réchauffe bien, et des musiciens du village viennent nous chanter quelques airs de Bolivie. Nuit assez bonne, même si le réveil est toujours un peu difficile.
 Nous passons d'abord par la Vallée de la Rocas, une vallée dont un des côtés est rempli de rochers, certainement sortis lors d'une ancienne éruption. Très impressionnant.



Nous passons un bon moment à faire des photos dans les rochers, avant de passer par le village de Villa Alota, avec une ravissante petite église.
 Nous déjeunons ensuite dans un village "modèle", construit il n'y a pas longtemps, et dont les "oeuvres d'art" sur les différentes places du village lui donnent un certain cachet.

Les enfants distribuent aux enfants du village des jouets qu'ils n'utilisaient plus, et voici cartes pokémon, jeux mac do, billes et autres poupées qui vont avoir une deuxième vie en Bolivie...

Nous continuons notre périple par la visite du village de San Cristobal, dont l'église a l'air très jolie, mais pas moyen de trouver la clé pour rentrer...

Alors après un petit tour au marché local,

nous poursuivons notre route, jusqu'au cimetière des trains. Il y avait avant de nombreuses personnes qui travaillaient dans les usines de construction de trains à Uyuni, avant qu'un des présidents de Bolivie ait vendu l'entreprise au Chili. Depuis, les nombreux ouvriers ont dû partir d'Uyuni, faute de travail, et les trains sont restés en l'état...


De retour à Uyuni, nous louons une chambre afin de prendre une bonne douche chaude, avant de prendre le bus pour La Paz... Et encore une nuit dans le bus, mais ce sera sûrement la dernière... Route très pénible, car l'espace est plus que limité dans le bus, et que la route est en fait une piste très cabossée... Le pire sera pour François qui se retrouve à côté d'un bolivien 1,5 fois comme lui, qui prend toute la place. Devant lui, une vieille bolivienne qui ronfle plus fort que son mari... et dans le couloir, un bolivien, qui n'ayant plus de place reste au moins 1h debout juste à côté de François, avant de s'allonger à ses pieds... Je crois que nous sommes vraiment passé à côté de la crise de nerfs...
Arrivée très tôt à La Paz, où nous nous mettons à la recherche d'un hôtel. Celui que j'avais selectionné dans le guide est assez cher et pas terrible, alors nous suivons le taxi qui nous emmène dans un hôtel un peu moins cher, bien situé, et dont les employés sont très sympas avec nous. Nous prenons un petit déjeuner, avant de nous reposer, les parents dans une chambre, tandis que les enfants jouent dans la leur. Enfin François dort pendant que je stresse car j'entends des coups de feu... Il s'agit en fait de manifestations, mais cela ne me rassure pas sur la ville...
Nous partons ensuite déjeuner, puis comme nous sommes dans le quartier du Mercado de Hechiceria ("marché de la Sorcellerie"), nous allons voir les différents stands qui sont installés parmi un ensemble animé de boutiques d'artisanat pour touristes. On y trouve principalement des plantes et des remèdes traditionnels. Mais ce qui a le plus intrigué les enfants, ce sont les foetus de lama, ou même bébés lamas, sacrifiés pour servir d'offrande à Pachamama (déesse de la Terre Mère) afin d'apporter chance.
 Nous voulions aller voir le musée de la coca, mais il y avait foule, alors ce sera pour une autre fois... Nous prenons un taxi, afin de nous rendre au Musée pour les enfants et complexe culturel Kusillo. Après une petite détente dans les jardins avec balançoire,

nous montons difficilement les escaliers (le petit funiculaire étant en panne) jusqu'au musée. Nous nous attendions à un musée du type de celui de Sucre, mais celui-ci est beaucoup plus grand et interessant. Il propose aux enfants des expériences scientifiques et des jeux avec une approche interactive. Nous avons ainsi passé un bon moment à tester les différentes attractions.


Nous rentrons ensuite nous reposer avant de repartir diner, mais j'ai une grosse migraine, et je laisse François et les deux grands pour rentrer avec Suzon. Nous nous endormons ensuite très vite, avant que les autres rentrent...
Le lendemain, c'est petit déj dans la chambre, avant d'enchaîner par des devoirs. Nous partons ensuite pour la Plaza de Isabel la Catolica. Nous trouvons un petit restau qui ne sert que des almuerzo (déjeuner composé de 4 plats, entrée, soupe, plat et dessert et souvent une boisson) pour 9 bolivianos chacun (environ 1€...). C'est plutôt bon, surtout pour ce prix là...
Nous rejoignons ensuite la place, afin de prendre un bus touristique qui nous emmène faire le tour de la ville. Nous commençons par le sud de la ville et les beaux quartiers, avant de sortir de la ville afin d'aller visiter la Vallée de la Lune. Il s'agit en fait d'un étrange labyrinthe de canyons et de pitons taillés dans le flanc d'une colline. Quelques cactus ont élu domicile, ainsi qu'un joueur de flute...


Nous quittons la vallée de la Lune, pour aller visiter le centre de la ville. La Plaza San Francisco, la Plaza Pedro D Murillo et tous les monuments de la ville. Nous finissons par une vue sur la ville depuis un mirador. Nous avons beaucoup papoté avec un couple grenoblois, à qui il est arrivé une bien mauvaise aventure à La Paz. Nous leur avons donc donné les quelques photos que nous avons faites ce jour là, car ils n'avaient plus d'appareil photo... Un grand coucou à Fanny et Philippe...Retour à l'hôtel vers 18h30, avant de repartir pour diner. Ce soir, nous explosons le budget pour aller manger une fondue bourguignonne puis une fondue au chocolat.... Un vrai régal... Le restau est tenu par un suisse installé depuis peu à La Paz. Nous vous conseillons son restau. En plus, suite à une préconisation de ma part, il y a désormais une fondue au toblerone, une des meilleures fondues au chocolat que je connaisse...
Le 3 juin, nous partons envoyer un colis en France, car la valise ne veut plus fermer, tellement j'ai acheté de souvenirs en Bolivie... 16 kilos... Mais il parait que la poste de Bolivie est la moins chère d'Amérique du Sud... Enfin, cela reste un gros budget.
Après un repas au Burger King (pas de Mac Do en Bolivie...) Nous prenons un taxi pour nous rendre à Tiwanaku. Nous nous étions convenu d'un prix avant le repas, et voila que maintenant que nous sommes dans son taxi, il nous annonce que ce sera 100 bolivianos de plus, car il a dû faire le plein... Que pouvons nous faire?? Nous arrêter au milieu de l'autoroute et trouver un autre taxi?? J'arrive à faire baisser à 50 bolivianos, mais je suis dégoutée et rumine pendant tout le trajet... Pour moi, c'est comme du vol!!! Et je ne me gênerai pas pour lui dire à la fin!!! En espérant que Dieu lui pardonne...
Nous arrivons après une heure de trajet au site de Tiwanaku. Le peuple qui a construit le grand centre cérémoniel de Tiahuanaco, sur la rive sud du lac Titicaca, il y a plus de 1 000 ans, demeure largement méconnu. On a découvert des traces de son influence dans toute la vaste région sur laquelle les Incas allaient étendre leur empire.
Nous commençons par la visite du site archéologique :
-
la pyramide d'Akapana qui a considérablement souffert des prélévements de pierres qui ont servi à la construction des habitations et des églises du voisinnage.
- Le Kalasaya, une plate-forme rituelle qui contient la Puerta del Sol (porte du soleil), la Puerta de la Luna (Porte de la Lune) et El Freile (le Prêtre), un célèbre monolithe.



- Le Templete Semisubterraneo, structure acoustique en grès rouge, à demi-souterraine, et dont les murs sont ornés de 175 visages sculptés dans la pierre.

 Nous continuons par les deux petits musées qui contiennent des monolithes, ou parties de monolithes, ainsi que de la vaisselle en céramique trouvée pendant les fouilles.
De retour à l'hôtel, nous préparons les bagages puis allons manger tôt, car réveil 6h30 pour aller au Lac Titicaca.
Le bus, qui était censé partir à 7h30, quitte en fait La Paz à 9h... Et s'arrête souvent en route pour ramasser des gens... Nous traversons même un bras de mer, nous dans un petit bateau, et le bus dans une barge...

Nous arrivons enfin à Copacabana (eh non, pas à Rio...), trouvons un hôtel et nous mettons à la recherche d'un restau. Nous ne sommes pas tombé sur le meilleur, mais Suzon et moi, avons bien aimé la truite du lac... D'ailleurs, je ne mangerai que de la truite pendant 3 jours. Nous nous promenons dans la ville, avec notamment la visite de la cathédrale. Cette cathédrale mauresque d'un blanc éclatant domine la ville de ses dômes mudéjars et ses azulejos bigarrés (carreaux de céramique bleue de style portuguais). Comme nous sommes dimanche, une Bendicion de Movilidades (bénédiction des voitures), haute en couleur, a lieu devant la cathédrale....


Nous continuons ensuite par la plage de Copacabana, la seule plage publique de Bolivie, qui ne tient pas la comparaison avec celle plus connue, de Rio de Janeiro. Toutefois, comme nous sommes un week-end, il s'en dégage une atmosphère festive qui attire de nombreuses familles. Les boliviens font du pédalo ou jouent au baby-foot...

Nous rentrons ensuite à l'hôtel, afin d'y laisser les enfants, afin de trouver un restau pour l'anniversaire de Victor, et pour faire une promenade jusqu'au sommet du Cerro Calvario. C'est un chemin de croix, qui nous permet ensuite d'avoir une belle vue sur la ville, mais aussi sur le lac Titicaca, et sur l'Isla del Sol, où nous irons le lendemain...

Repas ensuite dans un beau petit hôtel, où nous craquons également pour une fondue au chocolat pour l'anniversaire de Victor... Dommage que l'attente des plats ait été aussi longue (1heure), car nous avons bien mangé. Il ne manquait que les chamalows dans la fondue au chocolat... remplacés par du pain, beurk...
Le lendemain, réveil tôt pour faire l'excursion sur la journée à la Isla del Sol. Mais Valentine n'arrive pas à se lever, et pour cause, elle à 39,5° de fièvre... Ne me voyant pas partir avec les 2 petits pendant toute la journée (dont plus de 4h sur un bateau), je décide de ne faire que l'excursion de l'après-midi, pour rester avec Val le matin. Nous faisons de bonnes parties de backgammon, tandis que les deux petits sont avec François dans l'autre chambre, et travaillent... Et oui, il n'y a pas de raison. Après le déjeuner, je pars donc avec Suzon seulement en direction de l'île. Je suis un peu refroidie quand ils me disent qu'il n'y qu'un arrêt de 1h sur l'île, tout le reste étant du bateau... mais comme le billet est payé, allons-y...

Pendant l'aller, j'ai beaucoup discuté avec un couple français installé pour 7 mois au Pérou, dans un centre pour enfants. Ils ont deux enfants de 5 et 2 ans et demi, et vivent dans les mêmes conditions que les enfants, c'est à dire avec pas grand chose. Je les admire beaucoup, d'autant qu'un an avant, ils étaient allés habiter en République Dominicaine, dans un petit village de réfugiés haïtiens, afin de les aider à tout reconstruire... Et un projet futur, c'est d'aller s'installer au Guatemala, avec le Secours Catholique, cette fois, dédommagés (car au Pérou, c'est totalement du bénévolat...). Je les admire beaucoup, et les enfants, totalement bilingues français-espagnol, ont l'air totalement heureux...
Nous arrivons donc sur l'Ile du Soleil, où, comme je suis toute seule avec Suzon, je prends le guide. En fait, nous n'aurons le temps que de monter, afin de prendre de belles photos sur le lac. Nous sommes passés par la Escalera de los Incas (escalier des Incas), nous avons vu la Fuente del Inca, d'étonnants jets d'eau fraîche jaillissant d'une source naturelle, qui s'écoulent par trois canaux en pierre construits le long de l'Escalera del Inca. Les trois ruisseaux symbolisaient pour les Incas leur devise nationale : Ama sua, ama llulla, ama khella ("ne vole pas, ne mens pas, ne sois pas paresseux"). Aujourd'hui, la fontaine constitue une point d'approvisionnement en eau essentiel pour les habitants, qui viennent chaque jour y chercher de l'eau à dos d'âne avant de remonter le chemin escarpé.


Après cette petite montée (super difficile pour moi avec Suzon dans les bras... nous sommes quand même à 4 000m d'altitude...). Nous reprenons le bateau, et nous arrêtons un petit quart d'heure au Palacio del Inca, construit sur deux niveaux et qui serait l'oeuvre de l'empereur Inca Tupac Tupanqui.
Et c'est reparti pour une heure de bateau, où il faudra que je joue à la poupée avec Suzon pendant tout le temps...

Retour vers 18h à l'hôtel, où le reste de la troupe a fait le carnet de route de Val, et surtout beaucoup joué... Repas tranquille à l'hôtel, avant notre sernière nuit à Copacabana.
Le lendemain, matinée calme dans la chambre (Val a encore 39° de fièvre), avant de prendre le déjeuner dans l'hôtel et de prendre le bus à 13h30 en direction de La Paz. Arrivée vers 17h30.

Retour à l'hôtel Condeza. Nous laissons les enfants jouer, pendant que nous allons faire des dernières courses de souvenirs et allons sur Internet. Notre dernier repas à la Paz sera de nouveau une fondue bourguignonne et une fondue au chocolat, dans notre restaurant préféré de la Paz, la Swiss Fondue, situé sur Calle Linares, 947, entre Sagarnaga et Tarija. Le restaurant est au fond d'un patio, où il y a un nouvel hôtel, très sympa mais trop cher pour nous, et des boutiques de souvenirs et d'artisanat... Difficile de ne pas craquer...
Dernière nuit en Bolivie, avant de prendre l'avion le lendemain à 12h25...
J'ai vraiment beaucoup aimé la Bolivie, malgré les conditions plus difficile de voyage. Les traditions andines y sont tellement présentes, même à La Paz. J'adore voir ses vieilles femmes au chapeau melon, avec leurs longues tresses, leurs jupes bouffantes et leur tissu de toutes les couleurs sur le dos. J'ai adoré aussi pouvoir acheter des souvenirs pour trois fois rien, et je regrette même de ne pas en avoir acheté plus...
Je suis sûre que je reviendrai en Bolivie, même si nous avons rencontré des Français qui se sont tout fait voler à La Paz...
Carnet de Valentine
Conclusion de François:
Comme je l'ai écris dans plusieurs de mes correspondances, la Bolivie est à mon sens un pays qui se mérite. Nous habitons à 50 mètres au-dessus du niveau de la mer (avantage de Grand Baisieux) et même si nous allons régulièrement en montagne pour les vacances, mon record n'était pas plus haut que 2500 mètres. En plus, je suis encore fumeur (plus pour longtemps) et il y a longtemps que je ne puis plus me considérer comme un sportif. Bref, tout pour faciliter l'adaptation à l'altitude Bolivienne. Car pour les touristes que nous sommes, s'acclimater à la Bolivie, c'est d'abord et avant tout supporter l'altitude. On se protège contre le froid, on subit, mais on survit aux transports en commun, mais l'altitude....Le souffle court, la tête qui souffre et le ciel étoilé à toute heure de la journée. On ne s'habitue jamais vraiment et quand on revient au niveau de la mer, l'oxygéne produit un effet liberateur. En même temps, je n'ai pas à me plaindre, avec tous mes avantages conccurentiels sur le reste de la famille, je ne suis pas celui qui a le plus souffert, loin sans faux. J'ai fait beaucoup d'apnée, mais j'ai quand même fumé à prés de 5000 mètres d'altitude une marlboro, là où d'autres respiraient des bouteilles d'oxygéne (merci papa et maman pour les chromosomes).
Passées ces considérations techniques, il faut comprendre que la Bolivie nous a épuisé physiquement (et presque moralement). Nous avons traversé une bonne moitié du continent sud-américain en bus et souvent de nuit. Et le ras-le-bol nous touche de plein fouet. Il faudra me payer pour me faire remonter dans un bus. Nous avons bien essayé de nous ménager une montée lente, de nous couvrir au plus contre le froid et encore nous avons pris des jours de repos, mais le sentiment reste celui d'un perpétuel mouvement avec des conditions de plus en plus difficiles. Les enfants comme toujours s'en sortent mieux que nous et même si Val a eu un coup de froid, ils sont beaux, jeunes et en pleine forme! J'avais très envie de pousser notre aventure sur l'Altiplano jusqu'au Pérou, je suis très tenté de voir le Machu Pichu. Mais outre les difficultés du Pérou, ce sont les 15 à 20 heures de bus (aller) depuis le lac Titicaca qui m'ont refroidi et le reste de la famille s'en est félicité. Nous avons besoin de nous poser durablement dans un endroit chaud et sain où toute la famille se sente bien. Bref, je vais en faire rire certains, mais nous avons besoin de vacances...
Mais je dois avouer que j'ai été bluffé par les paysages. Même si nous n'en avons pas profité à leur juste mesure, les paysages Boliviens valent la peine de souffrir un peu. Ils sont simplement les plus beaux que j'ai vu sur ce continent. Les photos ne rendront jamais la valeur exceptionnelle des panoramas que nous avons vu (faut dire que c'est plus dur de prendre des photos avec des mouffles). A tous ceux qui aiment les paysages de montagne et les grandes étandues, c'est ici qu'il faut venir.
Quant au pays lui-même, nous avons failli faire demi tour car les frontières étaient fermées 5 jours avant notre passage, pour cause de grèves. Les grèves sont une spécialité Bolivienne depuis plusieurs années. Elles étaient le fait d'Evo Morales et de son parti, et on aurait pu croire qu'avec l'élection récente de cette personnalité, il y aurait un mieux, mais que nenni...5 jours à La Paz, 5 jours de manif'. Il faut dire qu'il y a beaucoup à dire et à faire sur les conditions sociales dans le pays considéré comme le plus pauvre de cette partie monde. Evo Morales est dans la tendance très socialiste du moment et il agit. J'ai été surpris mais aussi inquiet de voir Evo Morales avec une telle facilité à Sucre. Depuis notre balcon de l'hôtel nous étions à 10 mètres de lui et d'une grande partie de son entourage. Ils étaient encadrés de policiers et autres, mais si nous avions eu de mauvaises intentions, il n'embêterai plus les multinationales US à l'heure qu'il est. Pour ceux qui suivent un peu la politique et l'histoire sud-américaine, je trouve que Morales agit comme le fît Allende en son temps au Chili en reprenant les ressources naturelles pour le compte de son pays. Mais peu de temps après la CIA a mis sur orbite un autre personnage bien moins drôle: Pinochet. J'espère que l'histoire ne se répétera pas en Bolivie car les gens ont suffisament souffert jusqu'à maintenant et qu'ils sont d'une bonté rare.
La Bolivie est un pays fabuleux, il faut venir le voir. Dans des conditions d'un voyage de 3 ou 4 semaines avec retour en France à l'issu, cela doit être une source de souvenir incroyable. Nous sommes arrivés ici fatigués par nos trajets et notre excursion au Pantanal et nous aurions préféré trouver des conditions matérielles plus faciles...Un tour du monde, ça use. Finalement, il vaut mieux descendre du Nord au Sud sur ce continent car c'est plus "facile". Je dis ça en tant que touriste car il y a bien des gens qui vivent ici. Pas tous heureux, mas pas malheureux non plus! Comment peut-on vivre à 4000 mètres sur l'Altiplano, il n'y a pas grand chose à faire. Il n'y a même pas de bois à brûler pour se réchauffer. Cela pourrait être une question à méditer s'il faisait moins froid...
Il faut aussi visiter ce pays car les Boliviens accueillent bien malgré toutes les difficultés qui sont les leurs. Et tant qu'il y aura du tourisme, il n'y aura pas d'émeute et il y aura des informations. Cela restera une grande étape du voyage car nous y avons souffert et nous y avons exercé notre resistance et on a survécu en 5 morceaux intacts. Et aussi parce que Dieu que c'est beau!
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