L'Argentine (Carnet de Valentine en bas) (Conclusion de François tout en bas)

 

Nous arrivons donc à Buenos Aires, en fin d'après midi, un peu avant l'heure de notre départ de Nouvelle-Zélande. Nous allons être légèrement décalé...
Première mission, trouver un logement. Les recherches que j'avais faites sur Internet n'ont rien donné. Pourquoi tout est complet ce lundi soir??? Nous trouverons un petit appart dans le quartier de Palermo. Assez confortable. Sinon, c'était la solution de l'auberge de jeunesse, et François n'était pas pour, après une nuit dans l'avion.

Premières impressions, Buenos Aires me fait étrangement penser à Madrid... Les petites boutiques de quartier encore fortement présentes, une atmosphère, je ne sais quoi qui me fait penser à la capitale espagnole. Premier repas, délicieux, et en plus, de la bonne viande à un prix minuscule... Ca va nous plaire.
Aucun sentiment d'insécurité, même en rentrant à 22h.
Impossible de s'endormir avant 2h du matin...

Nos quelques jours à Buenos Aires (avant et après la Péninsule de Valdès) nous ont permis de visiter :

- Le centre, avec sa célèbre Plaza de Mayo, connue par le rassemblement tous les jeudis des mères des disparus sous la dictature militaire, la Maison Rose (Caza Rosada) ou Casa del Gobierno, le Cabildo, la Cathedrale Metropolitana, l'Avenue la plus large du monde - l'avenida 9 de Julio -

- San Telmo, avec notamment la Plaza Delgado, où nous avons déjeuné en admirant des danseurs de tango.

- La Boca, et son musée des beaux arts à ciel ouvert Caminito. Ses maisons de bois et de zinc aux couleurs vives et éclatantes ont rendu la rue célèbre. Nous avons également visité La "Bonbonera", le stade de foot du club Boca Juniors (surtout pour faire plaisir à François...)

- Puerto Madeiro, ancien quartier portuaire, réhabilité en quartier huppé.

- Palermo, constitué de trois quartiers.
Palermo Chico, un des quartiers les plus chics de Buenos Aires, avec des maisons bourgeoises et ses parcs,
Alto Palermo, quartier très commerçant
Palermo Viejo, constitué d'une série de rues, places et impasses charmantes qui en font l'une des balades les plus agréables de Buenos Aires (malheureusement pour nous, sous la pluie).

- Le jardin zoologico, qui bien que situé en pleine ville, est très agréable et enchante toujours les enfants. Nous avons pu y admirer (entre autres) un mara, ou lièvre patagon, que nous n'avions pas vu sur la péninsule de Valdès. Suzon a également apprécié de faire un tour en manège...

Vous l'avez compris, nous avons beaucoup marché au grand désespoir de nos enfants...
Nous avons également testé tous les moyens de transport, métro, bus et taxi.
Nous avons oublié mon appareil photo dans un taxi, qui l'a aimablement déposé à notre hôtel (ouf, j'ai eu très peur...) et perdu le collier avec la perle noire de Valentine (acheté seulement une semaine plus tôt en Polynésie... Si quelqu'un part bientôt là-bas, merci de lui en racheter un...)
Nous avons également fait des choses moins agréables, comme déposer un colis à la poste (bien sûr, la poste centrale où nous sommes allés en premier, n'était pas la bonne, il a fallu courrir à l'autre bout de la ville..), acheter des billets d'avion pour la Péninsule de Valdès (pas encore prêts pour 20h de bus...) et pour cela attendre une heure... trouver une estancia pour pouvoir passer une journée dans la Pampa...

Au bout de 4 jours, nous sommes partis en direction du Sud, à Puerto Madryn, pour avoir un aperçu de la Patagonie, et surtout découvrir la faune de la Péninsule de Valdès.
Nous avons loué une petite voiture afin d'être autonomes, et de ne pas faire une excursion organisée hors de prix. Nous avons dormi la première nuit à Puerto Madryn, grosse ville de 80 000 habitants, grosse station balnéaire, qui vit surtout l'été avec les argentins venus profiter des plages et de la mer jamais très chaude, et l'hiver avec les touristes qui viennent voir s'ébattre dans la Baie, des dizaines de baleines venues mettre bas.

Nous ne sommes malheureusement pas là à la bonne saison pour admirer des baleines (je n'ai vraiment pas de chance), mais espérons quand même voir beaucoup d'animaux.
Il fait déjà très froid (qu'est ce que ça doit être en hiver...) et un vent glacial nous accompagne...

Nous avons commencé par un picnic sur la plage El Doradillo, en essayant de s'abriter comme on peut, mais on repartira avec du sable partout, dans les oreilles, les cheveux...
Un arrêt au Centre d'Interprétation, qui contient un petit musée, avec des informations sur les animaux de la région. Un guide nous accompagne et nous apprend plein de choses sur les baleines, les orques et autres animaux (notamment les différences entre les loups de mer - ou otaries - et les éléphants de mer -ou phoques -. Les premiers ont des oreilles extérieures, alors que les seconds n'en ont pas. Les premiers avancent sur leurs 4 pattes, alors que les seconds ne peuvent que ramper.)
En sortant, il y a un petit mirador, qui permet de contempler les deux côtés de l'isthme Ameghino.

Ensuite, nous sommes allés contempler l'Ile aux oiseaux, qui est à 800 mètres de la côte, mais il est interdit d'y aller, pour laisser aux oiseaux la possibilité de se reproduire sans gêne.


Notre visite a cependant été raccourcie, car Suzon a fait une très mauvaise chute, et nous sommes partis en direction de notre étape, Puerto Piramides, afin de trouver une pharmacie.

Mais de pharmacie, point à l'horizon, dans cette petite station balnéaire de 2 000 habitants...

Nous nous mettons donc à la recherche d'un logement et trouvons avec difficulté une petite cabana avec vue sur la mer.

Suzon étant mieux, nous allons admirer une colonie de loups de mer qui loge à quelques kilomètres du village. Beau spectacle visuel et auditif... Même Néné est content d'être là.


Après un repas au coin du feu, nous retrouvons notre petite cabane et nous nous couvrons avant d'affronter une nuit bien froide...

Le lendemain sera consacré à la visite en elle-même de la Péninsule Valdès. Avec un premier arrêt à la Pinguinera de la Caleta Valdès. Et là, oublié le seul pingouin que nous avons aperçu en Nouvelle-Zélande, ici, ce sont des centaines de pingouins qui nous attendent. Et dire qu'à l'office du tourisme, ils nous avaient dit qu'ils n'en restaient plus beaucoup... Nous avons du mal à repartir, malgré le froid intense... Nous décidons donc de picniquer dans la voiture en face d'eux, afin de prolonger le spectacle...

Il faudra quand même repartir vers la Punta Tumbor, afin d'aller voir la colonie d'éléphants de mer. De belles balades sont proposées afin de se rapprocher de la colonie, mais pas trop quand même, car les mâles peuvent atteindre quand même 5 mètres et 4 tonnes...

Après un petit passage à la pinguinera (on ne s'en lasse pas), nous partons en direction de la Punta Norte, qui, comme son nom l'indique, est situé à la pointe nord de la péninsule. Nous avons vu quelques pingouins, des éléphants de mer et des loups de mer. Mais nous espérions surtout voir des orques, car c'est un terrain de chasse privilégié de ces prédateurs... Ils sont normalement surtout là aux mois de mars et d'avril, afin de chasser les petits loups de mer qui viennent de naître. Nous avons vu des petits loups de mer se baigner, mais nous n'avons pas vu l'ombre d'un aileron...

Alors après une heure d'attente dans le froid (les enfants se réchauffent en jouant avec de drôles d'animaux - des piches - ), nous décidons de repartir car le soleil se couche, et que la route est en fait une espèce de piste caillouteuse, où la vitesse est limitée à 60 km/h. Suzon a vomi 2 fois sur le retour. Coup de froid, contre-coup de sa chute de la veille, mauvaise nourriture?? Nous ne le saurons pas...

Nous sommes donc rentrés dans le noir, jusque Puerto Piramides, où nous avons déposé les enfants au "cinéma" pour qu'ils voient l'age de glace 2, pendant que nous occupions de Suzon et de la voiture...

A l'exception de ce petit incident, nous avons passé une bonne journée. Nous avons pu voir, outre les animaux cités ci-dessus, des chevaux, des nandous (espèce d'autruche), des guanacos (espèce de lama) et même une migale... La route est un peu longue, mais elle le mérite.

Les paysages sont également superbes et nous ont donné un aperçu de la Patagonie, deserte et balayée par des vents glacés...

Le lendemain, nous repartons en direction de Puerto madryn, où nous prenons le bus à 14h40 en direction de Buenos Aires (environ 18h de route prévu...). Après 4 films à la suite, on nous sert un petit repas et en route pour la nuit (avec un 5ème film...). J'attrape une migraine vraiment très forte avec nausées... Et la nuit sera difficile...
Les enfants ont bien dormi, mais n'ont pas trop apprécié le réveil matinal en arrivant à Buenos Aires...

Nous profiterons de notre deuxième passage à Buenos Aires pour aller passer une journée "au vert", à environ 80 kilomètres de la ville. Au programe, cheval, cheval et cheval... Journée surtout dédiée à Valentine. Elle n'a daigné descendre de son cheval que pour manger... Ce n'est pas entièrement vrai, elle a aussi appris à Victor à aller au trot, et Suzon n'a plus peur de monter sur un cheval... J'en ai aussi profité, à cheval ou en carriole, mais en carriole, nous avons une fois failli nous renverser et une autre fois, nous avons cassé un arbre... Ce n'est pas de ma faute, c'est le cheval qui voulait absolument faire demi-tour...

Nous avons également beaucoup mangé... Petit déjeuner à 10h, apéritif à 12h, repas à 13h et goûter à 17h... Dommage que la nourriture n'ai pas été meilleure...Bref, une bonne journée pour tout le monde.

Nous avons également profité de notre retour à Buenos Aires pour aller au restaurant avec Josefina, la petite amie d'un de mes cousins. Nous avons pu ainsi approfondir notre connaissance du pays, autant en termes politiques, qu'économiques et surtout gustatifs, puisque Josefina nous a emmené dans un petit restau typique qui sert surtout des "tablas", c'est à dire, de grands plateaux, avec charcuterie et fromages du pays. J'ai également goûté à une cazuelita. Nous avons passé, un court (il était tard, car nous rentrions de l'estancia et Josefina finissait ses cours à 21h) mais très bon moment. Rendez-vous est pris au prochain passage de Josefina en France...

Le jeudi 27 au soir, nous prenons encore une fois le bus en direction du Nord, Posadas. Cette fois, nous avons opté, non pas pour les "camas" de la dernière fois (fauteuils quasiment allongés), mais pour des "camas suite", c'est à dire, quasiment de vrais lits... En espérant ainsi faire une vraie nuit... Et nous avons mieux dormi, le repas était très bon et je n'ai pas eu de migraine, la télé ayant un bruit correct...

Nous sommes donc arrivés vers 8h du mat à Posadas, Nous partons à la recherche d'une voiture à louer, mais comme nous voulions la prendre à Posadas et la laisser à Iguaçu, cela nous revenait trop cher. Nous avons donc opté pour l'option "Remis". Je n'ai pas encore compris la différence entre taxi et remis... mais les remis sont moins chers.

Notre remis a pour objectif de nous emmener visiter les missions de Santa Ana, Loreto et de nous laisser dans le village de San Ignacio.
Les visites de Santa Ana et de Loreto ont été très agréables, car nous avions un guide pour nous seuls. Elles sont en effet beaucoup moins visitées que San Ignacio, car les ruines sont beaucoup moins visibles. Mais la végétation est très présente, et cela en fait une atmosphère envoutante. Les arbres prennent possession des murs et cela fait un peu penser à Angkor...

Les Missions étaient destinées à évangéliser et à "éduquer" les tribus indiennes (notamment les guaranis) qui résistaient à l'implantation des conquérants espagnols. Les prêtres jésuites y enseignaient l'élevage, l'agriculture, la médecine, mais aussi le dessin et la musique. Devenues des entités économiques puissantes (production de tabac, de maté, de bois précieux), ces missions furent attaquées par le Brésil et définitivement détruites en 1767.

Après la visite de ces deux missions avec de charmants guides qui nous ont appris plein de choses, et en plus qui parlaient bien espagnol, c'est à dire sans "che" partout. Il faut savoir que les portenos "habitants de Buenos Aires" ont adapté le castillan, et le "ll" et le "y" deviennent "che"...Nous sommes arrivés à San Ignacio, petit village alangui, connu pour les ruines de sa mission, qui sont, selon les guides, les mieux conservées et les plus imposantes d'Argentine. La ville couvrait, en 1696, 1 687 km² et hébergeait 4 000 indiens Guaranis.

Après l'installation dans notre hospedaje, et un repas dans un restau touristique en face des ruines, nous allons enfin visiter les ruines. La différence est de taille avec les 2 précédentes. Ici, des cars entiers déversent leur flot de touristes... Les stands d'artisanat attendent les touristes à la sortie des ruines, quand ils rejoignent leur bus... C'est sans doute à cause de ce côté très touristique que j'ai moins apprécié ces ruines par rapport à celles visitées le matin.

Le soir, petit restau bien sympathique, afin de fêter dignement l'anniversaire de François. Le restau conseillé par notre hôtelière ne payait pas de mine, mais était très bon, car très frais...

Le lendemain, pour rejoindre Puerto Iguaçu, nous avons fait comme les locaux, nous avons attendu près de l'église qu'un bus passe et nous avons pris le premier. Nous nous sommes retrouvés à 5 sur deux places... Le conducteur nous a dit que beaucoup de personnes allaient descendre dans les 5 minutes... En fait, c'est une demi-heure plus tard que 5-6 personnes sont descendues, alors que d'autres sont montées et nous avons fini par avoir une troisième place...

C'est donc ravis, que 5 heures après, nous sommes arrivés à Puerto Iguaçu. François s'est installé avec tous les bagages et les 2 petits pendant que je suis allée chercher un hôtel avec Val. Nous avons trouvé un petit appartement dans le centre, avec piscine, internet et petit déjeuner pour 100 pesos (soit environ 28€). Après notre installation, nous sommes allés découvrir la petite ville et avons marché jusqu'à Hito Tres Fronteras, qui est l'endroit du fleuve qui sépare les trois pays, l'Argentine, le Brésil et le Paraguay...

Le lendemain, notre découverte des Chutes d'Iguazu commence par ... le Brésil. En effet, il est conseillé de commencer par le côté brésilien qui donne une vision plus panoramique des Chutes, alors que du côté argentin, on en est plus, beaucoup plus proches...

Et là, on se croirait un peu à Disneyworld. Nous sommes dimanche, veille du 1er mai, férié en Argentine et au Brésil, et beaucoup ont pris de "minivacaciones" comme ils disent. C'est donc bombé... L'entrée ressemble à une entrée de parc d'attraction et il faut faire la queue pour prendre le bus qui nous emmène jusqu'au départ du sentier. Il y a en effet 5-6 kms de route.

Nous découvrons rapidement des animaux très courants ici, les coatis, qui s'attaquent à notre voisin qui tenait un sachet en plastique rempli de virtuailles. Ils ont jeté leur dévolu sur un paquet de biscuits à la fraise... Nous decidons de ne pas picniquer tout de suite...

Les Chutes sont belles, mais le fait qu'il y ait autant de monde, nous gêne quelque peu, car tout le monde veut se faire photographier devant les Chutes, et qu'il faut parfois attendre 5 minutes qu'un petit emplacement se libère... mais bon, on ne va pas se plaindre.
Nous nous approchons de la Garganta del Diablo et voyons en face les gens du côté argentin... En fait, on s'en approche tant que nous ressortons plutôt mouillés...

Nous refaisons la queue, prenons le bus, afin de ressortir du parc. Là, notre remis nous attend et nous repartons vers l'Argentine, avec passage à la douane, où nous devons nous essuyer les pieds sur des tapis impregnés de produit, afin d'éviter la vache folle. Nous rentrons assez tôt à l'appart, déjà parce que la visite des Chutes du côté brésilien se fait en une demi-journée, mais aussi parce que les enfants doivent faire leurs devoirs...

Le lendemain, nous partons pour la visite du côté argentin. L'accueil est beaucoup plus simple, les indiens guaranis sont là pour vendre leur artisanat (les 2 grands craqueront pour une sarbacane),

et le petit "sendero verde" est très agréable. Nous n'y verrons cependant pas d'animaux, alors que du côté brésilien, nous sommes passés juste à côté d'un... serpent...
Les panneaux ici indiquent qu'il ne faut pas quitter le sentier, parce que les serpents sont présents juste à côté.

Nous décidons de faire le "circuito inferior", le plus long, et le plus beau selon moi. Les vues sont superbes, on est proche des Chutes mais tout en ayant assez de recul pour faire de très belles photos. Nous prenons ensuite le petit bateau qui nous emmène sur Isla San Martin. Nous picniquons sur la plage, où les enfants découvrent plein de "pierres précieuses", avant de faire la visite de l'île. Très sympa également, à part les dizaines de marches à grimper...
Bref, une belle visite.

Nous rentrons également tôt afin de ne pas dégouter les enfants et de leur permettre de faire ce qu'ils préfèrent... leurs devoirs. Nous ne profiterons pas de la piscine, car la température est descendue et nous sommes mieux en polaires qu'en maillots de bain. C'est pour cela également que nous n'avons pas fait l'activité "aventure" qui nous permettait, en bateau, de nous approcher des chutes, de près, de vraiment très près...

Le dernier jour, nous sommes retournés du côté argentin, afin de faire les balades de la Garganta del Diablo et du circuito superior. Il faut pour cela prendre un petit train à travers la jungle, très agréable. La suite est moins agréable, car pour la Garganta del Diablo, il faut marcher 1 km sur une passerelle métallique, en même temps que tous les gens qui sont sortis du train en même temps que nous... Et la vue est moins belle que du côté brésilien...
De plus, Victor, qui est un peu malade et semble avoir un peu de température, tombe sur la passerelle et nous avons eu peur qu'il ne se soit cassé quelque chose à la main...

Nous reprenons donc le petit train et faisons le circuito superior, mais avec un peu moins d'enthousiasme... Là aussi, les vues sont moins belles, car nous sommes au dessus des chutes. Enfin, comme ça nous aurons tout vu. Les Chutes sont aussi belles que je les imaginais, je n'ai pas été déçue...

Le soir, nous nous dirigeons vers le Brésil, notre nouveau pays, afin de prendre un bus de nuit vers Curitiba. Mauvaise surprise, les prix sont beaucoup plus élevés qu'en Argentine, or j'ai prévu un budget moindre qu'en Argentine... Cela va être dur de tenir le budget...


CARNET DE VALENTINE:


Buenos Aires:
C'était une super super grande ville, on avait l'impression de se trouver à Paris: plein de gens, plein de voiture et plein de bruits...j'ai horreur de ça. Au début on s'est réveillé à 14H parce qu'on venait de Polynésie et il y avait 10 heures de moins, du coup on a petit déjeuné avec des saucisses et du jambon!
On s'est pas mal promené dans les rues, on a pris des taxis et on a aussi beaucoup marché. Une fois maman a même oublié son appareil photo dans le taxi, heureusement il l'a rapporté à l'hôtel après. C'était surtout des immeubles et pas beaucoup de maisons. Malheureusment, j'ai perdu ma perle noire achetée en Polynésie, snif, snif!
On a acheté Harry Potter 4 en DVD en Espagnol et en Anglais, cool. On était dans un petit appartement sympa avec une télé avec plein de chaînes.



Quand on est revenu la deuxième fois on a visité un quartier avec des maisons de toutes les couleurs, super belles et il y avait des gens qui dansait le tango.





Le midi on a mangé sur une grande place et à côté de nous, il y avait un tournage d'une série télévison. Ils ont fait au moins 50 fois la même chose (la même prise), j'ai beaucoup pensé à marraine Fanou (j'espère que ce sera une fille)




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Puis on est allé dans le grand stade de Boca junior, Papa était content. Un soir on a mangé avec Josefina, la copine d'un cousin de maman, c'était chouette, elle était gentille.
Au fait, ici ils parlent espagnol et j'arrive à comprendre quelques trucs.
On est aussi allé au zoo. On adore les zoos!

j'm'appelle DORIE !







Péninsule de Valdés:
On a pris un avion pour aller sur une péninsule (c'est presque une île, mais c'est encore rattachée à la terre). Il faisait un peu froid. Ici normalement on peut voir des orques, des baleines, des dauphins....et tout ça. Malheureusement, c'est pas la bonne saison pour voir des baleines. Mais on a loué une voiture et on s'est promené sur des routes en terre pour voir plein d'animaux: des pingouins, des éléphants de mer, des chevaux sauvages, des tatous (super drôles comme animal), des guanacos, des phoques et plein d'oiseaux différents.







Pour les pingouins, en Nouvelle Zélande, on a attendu la nuit pour voir un seul pingouin de très loin et ici on en a vu des centaines juste à côté de nous. C'était tout mignon. On n'a pas pu voir des orques. Une fois on a vu une sorte de grosse mygale sur la route.

c'est ça un tatou...



Un jour Suzon s'est pris une gamelle est elle a eu une super bosse pendant au moins 3 semaines. Le même jour dans le petit village où nous étions, on est allé au petit cinéma du coin voir l'âge de glace 2 avec Victor. Mais c'était pas un bon écran et surtout c'était tout en espagnol, il faudra qu'on le revoit.





Estancia:
Après on est allé dans une estancia, c'est une ferme. En Argentine, les gens des villes viennent parfois en week-end ou en vacances à la ferme. Ce jour-là nous étions seuls. On a eu a manger, on pouvait aller dans une piscine, faire du ping-pong, jouer au foot ou au tennis, se promener dans la campagne, mais surtout, il y avait des chevaux à disposition. On pouvait en faire autant qu'on voulait...Le top! Je suis restée à cheval presque toute la journée. J'ai changé pour tous les essayer. Mais le mieux, c'était "cielito" (petit ciel). Il était trop cool. Seul petit problème, les étriers étaient trop bas et on ne pouvait pas les règler, du coup, j'ai eu mal aux cuisses pendant 3 semaines.









Maman est montée avec moi et elle a aussi conduit une calèche avec Victor et Suzon. Elle a cassé un arbre et elle a failli tomber dans un fossé, mais elle se débrouille pas mal quand même. Victor a joué beaucoup avec les chiens mais il est aussi monté à cheval et a même réussit à trotter un peu. J'ai promené Suzon également,elle avait peur des chevaux au début et à la fin, elle voulait tout le temps trotter. Papa est monté 5 secondes pour prendre une photo, froussard! C'était une journée trop géniale, j'aurais eu envie de rester plus longtemps, même si a la fin j'avais du mal à marcher.




Les chutes d'Iguazu:
Pour aller là-bas on pris le bus, plusieurs en réalité. Ils sont cools les bus argentins, c'est comme dans les avions et en plus dans certains on peut se coucher complétement pour dormir.



Pour commencer on est allé du côté Brésilien, il y avait plein de gens. Et sur le sentier, il fallait faire attention pour manger sinon les coatis t'attaquaient pour te piquer tes chips ou tes biscuits. Il ne fallait pas non plus s'éloigner du sentier car j'ai vu un serpent juste à côté...Les chutes sont super belles. Par moment on peut aller juste à côté, ça fait un bruit du tonerre et on est mouillé. On est resté pendant 3 jours à visiter les chutes, c'était de plus en plus beau. Du côté argentin, on est allé sur une petite île et sur la plage on pouvait trouvé des petites pierres précieuses. J'adore les pierres précieuses, ici ils en vendent plein dans les magasins pour pas cher.
Pour passer la frontière entre l'Argentine et le Brésil, il fallait descendre de voiture et s'essuyer les pieds sur des paillassons mouillés pour ne pas transporter des microbes...bizarre.













Ce que j'ai aimé en Argentine:
- les gens sont gentils
- on a vu plein d'animaux
- c'était des beaux paysages
- les bus

Ce que j'ai moins aimé:
- la pollution et la pauvreté à Buenos Aires
- marcher beaucoup dans la ville
- perdre ma perle de Polynésie

Ce que j'ai adoré:
- la journée à l'estancia, une journée à cheval, ça vous étonne?

Bisous à toutes mes copines de France, vous me manquez trop! Bonne chance pour le spectacle sur le cirque.


CONCLUSIONS DE FRANCOIS:

Avant de commencer ces quelques lignes concernant l'Argentine, je tiens à rappeler que mes conclusions ne sont que le fruit de mes maigres observations, issues de quelques jours passés en touriste dans le pays. Il est fort possible que cela ne soit qu'une facette de la réalité, mais c'est comme ça que je l'ai perçu.

L'Argentine commence pour moi (pour nous) par un décalage horaire très difficile à digérer. C'est bien la première fois! J'avais de l'Argentine une idée globale qui s'est avérée totalement décalée. J'ai tant entendu dire que l'Argentine est le pays sud Américain le plus "Européanisé" que je m'attendais à une sorte d'Espagne éloignée. Après quelques jours à Buenos Aires, il y a bien des similitudes avec l'Espagne, mais alors une ville espagnole profondément touchée par la crise avec un décors tristement gris façon vielles rues Roubaisiennes. Je m'informe au gré du voyage des situations socio-économiques des pays, de leur histoire et de leur politique (ce qui par ailleurs me passionne et que je ne prends pas le temps de faire en France), mais les chiffres économiques ou l'histoire sont une chose, mais la réalité en est une autre. La crise est omniprésente, dans la rue, dans la manière dont s'habillent les gens, dans les magasins et plus touchant bien sûr, sur les visages Argentins. Les rues de Buenos aires sont remplies de vielles voitures, les taxis en sont l'illustre exemple. Pour peu on se croierait au Maroc. Les voitures souvent Italiennes ou Françaises ont plusieurs centaines de milliers de kilomètres au compteur. On voit beaucoup de petits boulots de crise: cireur de chaussures, vendeur à la sauvette de tout et n'importe quoi, porteurs de bagages, promeneurs de chiens et le plus "visible", chaque soir des jeunes gens des bidonvilles envahissent la ville pour récupérer dans les poubelles tout ce qui peut l'être, et ils sont nombreux. Nous n'avons pas fréquentés de quartier trop "chauds", mais il va s'en dire que la pauvreté s'accompagne toujours de violence.

Les Argentins ont connu tellement de régimes politiques pourris et sanguinaires qu'on sent chez eux une certaine résignation. En réalité, j'ai trouvé que la plupart des Argentins semblaient tristes, moroses, résignés quoi! Peut-être me trompe-je, et je l'espère de tout coeur. Il faut toutefois noter des différences selon les générations, les jeunes sont heureusement gais et enjoués alors que les gens plus âgés qui ont connu l'expansion, la fin de la dictature puis la crise semblent eux assez abattus. Les plus vieux en revanche semblent se contenter de la liberté actuelle, quelque soient les difficultés. Mais on est loin de la "movida" après-franquiste à l'espagnole. Ce peuple a été troublé par tellement de changements de situations et de directions que les seules icônes vénérées ne sont pas politiques mais artistiques ou sportives. Le personnage de Diego Maradonna, sur lequel il y a tellement à dire, reste un Dieu vivant aux yeux des argentins. Le tango donne une image fidéle de l'Argentine et des argentins telle que je l'ai ressenti. Moi qui craignais les résurgences Italiennes dans le volume des conversations et dans les manières (je n'adore pas les manières italiennes, il faut le savoir), j'en ai eu des petits apperçus mais sans plus, je le regrette presque...

L'ouverture des médias au monde apporte certainement des bouffées d'oxygène aux Argentins, même s'ils héritent également des programmes à niveau de réflexion réduits américains. La sensation que j' ai pourtant tirée de la multiplication des réseaux de chaînes télé était plutôt qu'un nouvel "opium du peuple" avait trouvé sa voie. En plus du foot et du basket, les argetins semblent se passioner pour la télé et des telenovelas à la "dynastie ou dallas". Dans tous les bars, tous les restaus (ou presque), derrière tous les comptoirs de magasins, il y a une télé allumée. Et malheureusement, la seule chaîne Française captée en Argentine est TV5...Je plaind tous les expatriés amateurs de bons films ou de bons documentaires de n'avoir comme source francophone cette si médiocre chaine. Et c'est un service public payé avec nos impôts (une économie de plus à réaliser sans déranger personne).Et bonjour l'image de la France!

C'est une vison un peu réductrice que je vous donne là car très basée sur Buenos Aires, mais c'est là où nous avons passé le plus de temps finalement. Après quoi nous sommes allés à le rencontre de paysages fabuleux que ce soit en Patagonie ou aux chutes d'Iguazu, le spectacle a été au rendez-vous sans les enfants on se serait laissé tenté par Ushuaïa et le perito moreno, tous deux aussi valent le déplacement). Il y a toutes les bonnes raisons d'aller en Argentine, économiquement, c'est très intéressant (un CD (original) coute à peine 5 Euros), il y a des paysages qu'on ne trouve nul par ailleurs et les Argentins sont très accueillants. J'ajouterais également que vous ne risquez pas de croiser Florent Pagny au détour d'un virage en Patagonie, d'une part c'est tellement grand que ce serait vraiment pas de bol et d'autres part il n'y est résident que pour des questions fiscales.

Où en sommes-nous après l'Argentine? Le changement de continent marque une nouvelle étape dans notre périple. Nous sommes contents de parler et de nous faire comprendre en espagnol. Nous prenons la route vers des pays plus démunis que le notre avec une petite crainte mais sans que cela génére de stress dans la famille pour autant. On se rend compte que le temps défile et que le dernier tiers a déjà commencé. Il faudra bientôt se poser les questions sur le retour, mais rien ne presse encore. Il faut réussir a vraiment profiter de tout ce que l'on voit et ce que l'on vit pour ne rien regretter. Les enfants, Valentine notamment, ont des moments où ils aimeraient que la France s'approche plus vite. Ils sont en manque de leur maison, de leur famille et des ami(e)s. Mais il ne s'agit que de moments passagers. Suzon a par contre le don d'être à l'aise partout où elle va et de nous mettre aussi à l'aise. A bientôt 4 ans, elle se souvient à peine de sa propre maison!

"Allez les bleus"